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1914 1918 le 13 septembre 1916
par minloute le, 16/05/2005  

Mon grand père était caporal fourrier au 8ème régiment d'infanterie.
C'est ce jour là qu'il a reçu une balle dans l'oeil.
Blessé, il retire d'instinct son masque et avale quelques vapeurs de gaz.
Rapatrié vers l'arrière, il fera le reste de sa convalescence d'hôpitaux militaires en hôpitaux militaires.

Reprenons le récit du régiment
"le 13 septembre, la journée, surtout à son début fut désespèrément longue.
Vers midi un incident vint rompre l'attente avec l'arrivée des agents de liaison.

L'attaque était prévue à 16 heures.

Presqu'aussitôt, le bombardement furieux, présage des attaques, se déclenchait sur toute la longueur de la tranchée de l'hôpital et sur la crête Combles le Priez.

Des éclatements gigantesques retentissaient, les geysers surgissaient.
L'attaque était réglée selon le même dispositif que la précèdente, la droite devait donner le branle.

A 16 heures précises, le 1er bataillon bondissait du chemin creux.
Durant le premier moment de surprise, la vague monta en un ordre superbe, mais tout à coup, les mitrailleuses allemandes crachèrent.

A l'instant, les lignes s'effondrèrent.

Un excellent résultat était toutefois atteint; nous les tenions à la gorge, nous étions à 50 mètres d'eux, au contact des réseaux ouverts, cette fois de larges bréches.

Il suffisait donc de les forcer à nouveau à se terrer ou au moins de les abrutir, et à un signal donné, nous bondissions et nous étions chez eux.

Pour atteindre ce but, il eut été trop compliqué et trop long de recourrir à l'artillerie, on fit donc appel aux grenades Viven Bessières.

Les grenadiers adaptèrent leurs tromblons et bientôt les petits projectiles jetèrent dans la tranchée, la terreur et la mort.

En même temps, le canon de 37 avait pris position et dès qu'une mitrailleuse se dévoilait, la couvrait de ses terribles obus.
Sur ces entrefaites, un précieux secours nous arrivant de la droite, les zouaves, qui la veille avaient pris pied dans la tranchée, progressaient vers nous à la grenade.

Affolés par cette attaque de flanc, les boches se troublèrent, leur tir se ralentit.
Aussitot le chef de bataillon, saisissant l'occasion, poussait le cri de "en avant" qui se répercutait sur toutes les bouches et la ligne bondissait.


 


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