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historique de Bruay 7ème partie
par minloute le, 29/05/2005  

Guy Guilbaut, fils de Jean Guilbaut, entend se créer sur les bords de la Lawe, une seigneurie importante.

Il achète de nombreuses terres; en 1429, il obtient du duc de bourgogne, son maître, le droit de réunir 4 fiefs séans à Bruay, (3 provenant de la demoiselle de Montcavel et le 4ème, le fief Ricametz, de Jean Ricametz) et un fief de l'avouerie de Béthune.

Il obtient, grâce à son souverain, Philippe le Bon, et contre une rente de 35 livres, 17 sous, 4 deniers, les finances, la justice haute et basse de Bruay, avec les hommages, vinages, tonlieux et autres droits.

Mais il n'est point de seigneur sans château, Guy Guilbaut en fait construire un, trés imposant, "où les manants de Bruais et de La Buissière, demeurant entre la maison des Caves et le petit Hulluch, sont astreints de faire le guet en temps de guerre, contre les pillards et les incursions ennemies, moyennant charbon pour le chauffage et non plus dans la vieille maison de Bruais".

le château imposant, comportait à l'origine 12 tours, 52 portes et 365 fenêtres composées de 24 carreaux chacune.
12 comme le nombre de mois, 52 , le nombre de semaines, 365 , le nombre de jours.

Description du château tel qu'il était encore en 1732 :
C'est un vaste corps de logis antique, carré, solide et défendu de fortes tours.

Il y a encore 10 tours existantes, 4 à l'entrée du chateau, 2 , en flanc pour soutenir et défendre la cour, et 4 qui font partie du corps du logis.

La cour est formée de bâtiments qui règnent tout autour, du moins en partie à présent, car les deux ailes ne subsistent plus.
Le corps du château est environné d'un second fossé, sur lequel était anciennement un pont levis, ainsi cette forteresse avait double enceinte et double fossé soutenu de bons murs et créneaux.

"la salle d'entrée a 32 pieds de longueur sur 18 de largeur, avec des vues de 2 cotés (un pied 33 cm).

La cheminée est haute, dans le gout antique, faite d'un grain très bien piqué.
Au dessus sont trois figures en relief, celle du milieu représente un homme sans armes ni épée, tenant d'une main une boule et de l'autre un sac, celle de droite et de gauche, un écusson ".

Le corps du logis a 4 étages, y compris le grenier et les places basses, sans les caves.

Toutes les tours sont rondes, celle qui est à droite en entrant est haute de 18 marches jusqu'au rez de chaussée et a 7 pieds d'épaisseur.
c'est la plus haute des 10 tours, et si on excepte celle sur laquelle le beffroy est posé, c'est une flèche de bois de 30 pieds, elle a 82 marches dans son escalier.

Au commencement du XVe siècle, le seigneur de Bruay, Guy Guilbaut était aussi seigneur du Quesnoy et de Ligny, conseiller du duc Philippe le Bon.
Il maria sa fille à Baudoin d'Oignies, gouverneur de Lille , qui mourut en 1459.

En 1493, par la paix de Senlis, Charles VII, avant son départ pour l'Italie, s'assure la neutralité de Maximilien d'Autriche en lui restituant l'Artois, sauf Aire, Hesdins et Béthune qui doivent rester sous la garde du maréchal d'Esquerdes jusqu'à la majorité de Philippe le Beau, fils de Marie de Bourgogne et de Maximilien d'Autriche.

L'Artois demeure possession autrichienne jusqu'en 1556, suite à l'abdication de Charles le Quint et le partage de son empire.
ELLE DEVIENT POSSESSION ESPAGNOLE ET LE DEMEURE JUSQU'AU TRAITE DES PYRENNEES EN 1659, QUI RATTACHE DEFINITIVEMENT L'ARTOIS AU DESTIN DE LA FRANCE.


 


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