histoires-de-chtis® depuis le 20 février 2005

 

 

Les 60 dernières histoires


  Rue Louis Dussart ...ou rue de la Gare?? (13/08/2018)
  El Kéfir (13/08/2018)
  in va minger des patates (13/08/2018)
  y a que 50 ans (11/08/2018)
  Vue aérienne de Labuissière vers 1950 (09/08/2018)
  souvenirs d' caleur in carette (06/08/2018)
  mes quat'zieux (06/08/2018)
  souvenirs d' caleur (05/08/2018)
  les trains au Tour de France (30/07/2018)
  in bas des marches du lycée (06/07/2018)
  Carnet des salaires du fond Fosse 6 de Bruay (13/06/2018)
  la méthode assimil (12/06/2018)
  Lens, fresque d'un mineur pont Cézarine (05/06/2018)
  La Poste (04/06/2018)
  Montreuil sur mer (01/06/2018)
  Fortuné et sin patois qui canto (29/05/2018)
  le bébé rose (26/05/2018)
  Pourquo qui drache au mos d’mai ? (21/05/2018)
  Colbert Bonaventure mineur de fond (20/05/2018)
  épluchage d' la Voix du Nord 2 (13/05/2018)
  épluchage d' la Voix du Nord 1 (13/05/2018)
  fin des multiplex le samedi au soir (07/05/2018)
  ouf merci Aspro in a pas tout perdu (01/05/2018)
  ch' pain (01/05/2018)
  la Piscine Salengro (29/04/2018)
  el piscine ed Bruay din l'commissaire Magellan (29/04/2018)
  ch'est du gardin (22/04/2018)
  dins zin gardin à Bruay y a queques temps partie 1 (14/04/2018)
  a sunday in hell (08/04/2018)
  te radotes (03/04/2018)
  Il y a 70 ans...déjà... (02/04/2018)
  ne jette pas ça malheureusse (30/03/2018)
  le rassaquache (29/03/2018)
  un souvenir des mutilés de guerre (25/03/2018)
  les mutilés de guerre (23/03/2018)
  Eul marchand d'carbon (23/03/2018)
  chanson Eum' petit' Brouette (23/03/2018)
  la porte de la pièce de devant (19/03/2018)
  le jeu d'bidets (17/03/2018)
  in pouvo pas finir ch' sujet comme cha (14/03/2018)
  vlà la terreur (14/03/2018)
  ch' buffet (12/03/2018)
  ché pinsions et l' facteur (10/03/2018)
  Al bonne fay ed Berlincourt-el Cauroy (09/03/2018)
  Le passé (08/03/2018)
  le boulodrome suite et fin (08/03/2018)
  le boulodrome (06/03/2018)
  des gouettes (05/03/2018)
  un autre fourneau à buée (04/03/2018)
  fourneau de buée cité des Électriciens (01/03/2018)
  ch' carbon in sac ou en vrac (27/02/2018)
  l'amicale des anciens de Carnot fête ses 80 ans (26/02/2018)
  plaque commémorative (26/02/2018)
  la plus pitite mason des houillères (24/02/2018)
  au cimetière du 3. (24/02/2018)
  finir ses jours à Beauséjour (21/02/2018)
  Soldat d'élite, le soldat MARCHE de Bully-les-Mines (21/02/2018)
  à Bruay, y a pu d'trous (min coup d'gu...) (13/02/2018)
  en arrivant au cimetière du 3 (19/02/2018)
  Eugène Tahon (18/02/2018)

Vos histoires


Proposer un article

Livre d'or


Ecrire dans le livre d'or
Lire les messages du livre d'or

Derniers messages :


 Hervé62155 ( 24/12/2017)
Joyeux Noël et Bonne...
 LYLY ( 23/12/2017)
Bonjour à tous, je r...
 Drit79 ( 18/12/2017)
Un Grand Bravo et un...
 Alain62 ( 20/09/2017)
Bonjour tertous, hi...
 clarinette61 ( 09/09/2017)
Bonjour à tous Fill...


Liens
Histoires de chtis sur votre site
à la boucherie de mon coin
par Minloute le, 07/09/2004  

Il y a quelques années, ma fille avait 13 ans et un jour qu'on parlait avec mon beau-père d'aller acheter de la saucisse dans une boucherie dans les Landes, ma fille m'a demandé ce que c'était qu'une boucherie;
Eh bien après avoir été très surpris, c'est vrai que l'on ne connaissait que les rayons de viande sous cellophane, on l'a emmené et on lui a dit que ça allait être beau. Patatra ce n'était pas un vrai boucher avec la viande sur l'étal mais derrière dans des frigos, elle n'a pas trouvé cela bien intéressant.

Alors pour tout le monde, je vais vous raconter la boucherie de mon enfance.
La boucherie était tenue par Edouard, Edouard c'était un vieux qui avait des cheveux blancs, moi je ne le voyais pas beaucoup dans la boutique, souvent il s'occupait sur la table de bois de gauche de couper la viande en morceaux avec des hachoirs.
Et réfléchissez avec moi, c'est le genre de magasins où l'on se comporte comme chez le médecin. On rentre, on dit bonjour aux gens, mais c'est à peine si on s'adresse au boucher, chut, il est déjà occupé à découper la viande et il s'occupe d'un client à la fois. Les femmes parlent ensemble mais pas comme chez le marchand de légumes, car le marchand de légumes il peut peser, emballer en même temps qu'il parle.

Mais le boucher non, c'était un peu comme un médecin, pour chaque client c'était un rituel.
Je vais parler d'Omer et Marthe les ouvriers qui ont repris le commerce après lui.
Omer avait de la prestance, une voix un peu forte, il s'adressait à sa première cliente, <>, alors tout le monde savait ce que celui-ci ou celui-là allait manger à midi. Car j'avais oublié de dire mais on y allait tous les jours chez le boucher, on ne conservait rien, il n'y avait pas de frigidaire.
Il s'adressait à sa première cliente personnellement, il prenait la commande et puis il disparaissait dans la chambre froide, il ramenait un gros morceau de viande, et puis il le mettait sur la table en bois derrière le comptoir, il avait montré d'un coup d'œil à sa cliente le morceau de viande, il se faisait confirmer le nombre de steaks ou de côtes à couper dans la carcasse tout en tournant le dos à la cliente. Alors les femmes parlaient, mais à voix presque basse, à moins que Marthe la femme à Omer prenne la parole.
Omer en coupant la viande se mettait de biais comme ça on le voyait prendre plusieurs sortes de couteaux, ça dépendait de la viande et on le regardait découper délicatement des tranches de viande qu'il déposait de façon franche dans le papier d'emballage qui était rose à l'extérieur, il le montrait à la cliente puis il prenait alors son crayon de bois qu'il avait laissé sur son oreille.
Il regardait par-dessous la balance et il mettait un prix sur la feuille d'emballage et il demandait après si il y avait encore quelque chose à rajouter, et c'est Marthe qui encaissait.

J'aimais les saucissons frais qu'il faisait, jamais, jamais je n'ai retrouvé ce goût là, c'était sacrément bon.
Quand il avait fini avec une cliente, il recommençait son rituel.

Les années ont passé, le magasin Cora est arrivé et les gens ne passaient plus leur matinée à aller chez le boucher, le marchand de légumes, et la coopérative, sans oublier la boulangerie.

Les habitudes ont changé, les prix du boucher semblent très chers, ce n'était pas la même viande mais c'était dans l'air du temps, les supermarchés hypermarchés sont arrivés partout.

Voila j'ai été long mais peut-être qu'un jour il va y avoir des historiens qui vont expliquer celà à nos petits enfants.
"Je vais vous raconter où vos arrières grands parents faisaient leurs courses", nos chers bambins riront bien en avalant une pilule de vitamine transgénique, goût mandarine.

par vauthier le, 12/01/2006

je voudrais ajouter que Omer en posant la viande sur la balance lançait toujours "alors voila" on devait etre du meme coin


 


Contact | ©2005 histoires-de-chtis®.com - Webmaster : Gold77 - CNIL : 1075910 - 6 visiteurs connectés - Qui est connecté ? |