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par kiki le, 15/09/2007  

De Oignies à … Oignies, en 148 ans

Le 7 juin 1842 , les sondeurs à la recherche d’eau tombent sur le prolongement du gisement du Nord.

L’avant – dernière page de la fabuleuse saga houillère de notre région, a été écrite le 26 Octobre, dans le Nord, à Roost-Warendin.

Le livre s’est refermé pour de bon, dans le Pas-de-Calais, ce 21 décembre 1990 avec la dernière remontée à la fosse 9 de Oignies. Si l’on excepte l’épisode, sans lendemain, du Boulonnais, tout apparut en 1720 dans le département du Nord, à Fresnes-sur-Escaut. Son « jumeau », le Pas-de-Calais, attendra 122 ans avant de la rejoindre dans cette extraordinaire aventure humaine et économique, ne lui survivant que de 57 jours.

Il n’est question, bien évidemment, de comparer en quoi que ce soit les deux parties du premier bassin houiller de France, qui ne fit qu’un, de Valenciennes à Bruay. Néanmoins, la nature et la géographie administrative auront voulu que la place donnée au Pas-de-Calais fut prépondérante, par sa production et, avec celle-ci, sans doute, sa traduction orale ou écrite.

Dans cette saga, la découverte du charbon artésien n’est pas le moins étonnant des chapitres qui, par une curieuse coïncidence, s’ouvrit à Oignies et s’y clôt, en 148 années. Une boucle presque trop parfaitement bouclée, pour ne pas faire songer un instant à quelque destin tracé hors du commun, à l’image des 270 années de toute l’épopée.

Du charbon à la place de l’eau

En 1838, à 26 ans Henriette Crombez devient veuve du banquier parisien De Clercq.

Les mondanités de son hôtel particulier de la rue Masseran à Paris, conviennent mal à sont nouvel état et elle leur préfère une retraite dans sa belle résidence de Oignies, jusqu’alors peu utilisée et relativement inconfortable. Elle va l’aménager avec son splendide parc de 44 hectares de bois. Les nantis de l’époque prisent beaucoup les pièces d’eau et, ici, un puits artésien est tout désigné pour créer un étang et apporter l’eau aux étages. C’est Georges Mulot, un des ingénieurs - sondeurs les plus en vue, qui se voit confier l’entreprise.

Il ne sait pas, ni sa cliente, que celle-ci va les conduire au « miracle » de Oignies. De 1834 à 1840, à quelques kilomètres de là, une véritable fièvre de prospection a jeté dans la recherche de la houille, une centaine de société de sondage et 14 millions de francs-or . On s’épuise à localiser le prolongement, vers l’ouest , de la concession d’Aniche. En 1835, on le vérifiera par la suite, on échoue bien près du but, à moins 206 m, et à quelques mètres seulement du gisement, à Flers-en-Escrebieux,, près de Douai. Un éboulement a découragé les sondeurs.

Pouvait-on, alors, imaginer qu’une falaise souterraine déviait géologiquement le gisement au Nord.

Une découverte tenue secrète

Dès 1841, Mulot relève quelques traces de houille dans le sondage qui commence à Oignies. Il sait l’échec retentissant à quelques kilomètres de là et cela lui importe peu, ou pas.

Mais le 7 juin 1842, l’incroyable se produit : à moins 178 m une « carotte » révèle le charbon ! la première « veine » est à moins 200 m . Et il y en a jusqu’à 400m, d’épaisseur et de richesse variables. Gêne plus qu’aubaine pour un chercheur d’eau, indifférence ou calcul ? Toujours est-il que la découverte est tenue secrète. Mais, l’espionnage industriel a-t-il été inventé en cette circonstance ?, on pense que des échantillons sont tombés dans des mains concurrentes.

La fièvre prospectrice se réactive, à partir d’une thèse géologique révisée. En 1846-47, on trouve de la houille dans le Douaisis et en 1850, la Compagnie de la Scarpe fore sa première fosse. A Oignies , en 1845, Mulot a trouvé l’eau souhaitée, il est temps d’en revenir au charbon, même avec retard, car aucune communication n’a encore été faite au Corps des Mines, ni demande de concession. C’est 10 ans plus tard, en 1852, que naîtra celle de Dourges. Suivront les puissantes sociétés de Courrières, Lens, Bruay , Béthune et, plus modestes et éphémères celle de Carvin, Meurchin, Douvrin, etc…

Se compose alors le premier gisement houiller de France, qui va faire basculer une région et une population rurales dans une fabuleuse aventure industrielle :

220.000 mineurs, 110 sièges, un patrimoine immobilier unique en France et tout l’appareil d’industrie lourde, induit..

Un village bouleversé

A Oignies même, la métamorphose est tout aussi stupéfiante. Jusqu’à sa mort en 1878, Mme De Clercq, met en œuvre des idées sociales avancées, qui la font désigner comme « bienfaitrice » du village. Elle consacre quelques 4 millions de francs de sa récente fortune familiale, à construire mairie, église, salles des fêtes, écoles, cimetières, abreuvoir, routes, un des tout premiers éclairages publics au gaz, télégraphe, asile pour vieillards , caisse de secours, caisse d’épargne, ouvroir pour jeunes filles, etc… 670 hectares de ses terres sont défrichés et confiés à 550 familles, vivant jusqu’alors de ressources aléatoires.

De tout cela, il y a à peine un siècle et demi. Peu de chose, à l’échelle de l’histoire humaine. C’est encore présent, et pour longtemps sans doute, dans la pierre et la mémoire des gens.

A Oignies, peut-être plus qu’ailleurs, là où l’histoire s’accéléra prodigieusement et là où elle prend fin.


 


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