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Charbon la Fin, place à l'avenir (3)
par kiki le, 15/09/2007  

Histoire 1720-1990 : Onze époques charbonnières

L’historique exhaustif de l’aventure charbonnière du Nord-Pas-de-Calais sera sûrement un jour fait. Beaucoup y auront, dès à présent, contribué. D’autres, peut-être encore plus nombreux, vont probablement s’y atteler. L’œuvre sera sûrement collective tant elle est vaste.

En attendant, et pour « caler » les idées, voici, en grande partie puisé dans la documentation d’archives des HBNPC, un survol de cette épopée, en dix étapes, auxquelles il faut bien, aujourd’hui , ajouter une onzième et ultime.

1720 Les origines
Depuis des décennies, à Mons et Charleroi, de l’autre côté de la frontière actuelle, les mines de « charbon de terre » sont prospères. De ce côte-ci, c’est la pénurie de bois de chauffage. En plein hiver, le 3 février 1720, le vicomte Jasques Desandrouin, Nicolas Desaubois et leurs associés, que suivront d’autres pionniers, découvrent, dans le bois de Fresnes, sur les bords de l’Escaut, en un emplacement que plus rien, aujourd’hui, ne signale à l’attention, une « veine » de quatre pieds d’épaisseur ( 1.20m) à 35 toises de profondeur (70m) après avoir percé un puits de 2.50m au carré. La légende de la houille rapporte que ces précurseurs prédirent : « un jour viendra où, braves gens, vous ne mourrez plus de froid … Les voitures marcheront sans chevaux et les vaisseaux sans voile… »

En tout cas, 1720 est le plus souvent admis comme l’année de la découverte du charbon dans notre département du Nord. L’exploitation par la compagnie Desandrouin commença vraiment en 1736, après une confirmation rencontrée en 1734 à Anzin, où naquit la première compagnie houillère, celle d’Anzin, en 1757. Suivirent celles d’Aniche, Douchy et Vicoigne. « La première gaillette, affirmera Desandrouin, avait coûté 100.000 écus ».

1810 L’impulsion décisive
En ce début de XIX ème, après des années d’incertitude, l’industrie houillère du Nord, ayant surmonté ses épreuves, à déjà une expérience d’un demi-siècle. L’état, qui a compris l’enjeu, la protège. En dix ans, la compagnie d’Anzin a mis au point la première machine d’extraction à vapeur. En 1810, le Gouvernement impérial institue « la propriété perpétuelle des concessions » , qui ne sera remise en cause qu’en 1919. Il fallait la sécurité que confère la continuité, pour oser se doter des moyens énormes nécessaires à l’exploitation d’une mine. Après les aventuriers de la houille de l’époque révolutionnaire , financiers et ingénieurs de l’empire prennent la suite.

1840 La richesse de l’Ouest
Le Nord n’en a plus pour longtemps à monopoliser la production houillère. Le Pas-de-Calais va, à son tour et à Oignies, révéler la richesse de son sous-sol. Et cette « conquête de l’Ouest » ne s’arrêtera qu’aux collines de d’Artois. Un nouveau paysage urbain naît, qui draine des dizaines de milliers d’hommes de toutes origines. De 9.000 ouvriers , dans les compagnies du Nord en 1840, on passe à 85.000 en 1900, pour le bassin. Et on extrait déjà 20 millions de tonnes chaque année.

1918 A deux doigts de la mort
L’une des plus grandes conflagrations humaines de l’histoire a ravagé le bassin, y laissant des plaies mortelles et une désolation indescriptible. C’est le désastre. 103 fosses sont sinistrées, inondées par un flot dont le débit équivaut à celui de la Seine à Paris. Des milliers de kilomètres de galeries sont inaccessibles. Un milliard de francs-or de dégâts et, au mieux, 8 millions de tonnes produites, contre 27 à la déclaration de guerre.

La voix du nord 22 Déc 1990.


 


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