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perdre sa vie à la gagner
par kiki le, 03/10/2007  

La voix du Nord 22 Déc 1990

Perdre sa vie à la gagner

Le dernier puits ferme et 27 000 silicosés cherchent leur souffle, de leur respiration sifflante. Vingt sept mille ! La population d’une ville comme Hénin-Beaumont est atteinte de silicose, cette maladie incurable, sournoise et évolutive.

La vraie catastrophe minière c’est elle. Elle ne fait pas (plus ?) De bruit mais tue bien plus que le grisou. Environ 1500 mineurs silicosés meurent chaque année dont la moitié directement de leur maladie professionnelle, la plus répandue dans le monde.

Nous avons une dette vis-à-vis de tous ces mineurs. Et on n’est souvent pas très reconnaissant… Ainsi parlait le Dr Delepoulle est médecin à Laennec, le service de pathologie thoracique du Centre hospitalier de Lens. Son service accueille 30 % de silicosés.

Ils y viennent au cours de séjours plus ou moins longs, pour soigner une des principales complications de cette maladie.

« Il y en a surtout trois. La tuberculose qui se soigne très bien de nos jours, le pneumothorax qui est la rupture brutale d’un poumon. C’est un accident grave mais que l’on rencontre quotidiennement dans ce service. Il est très anxiogène car la personne à l’impression d’étouffer. On sauve néanmoins les personnes qui en sont atteintes par un geste chirurgical simple. La troisième complication est d’ordre cardiaque, le cœur ayant des défaillances en raison de l’insuffisance respiratoire. »

L’oxygénation à domicile grâce à ADAIR , service mis en place par les houillères, soulage beaucoup de patients. « Certains doivent être branchés 12h voir 24h », précise le Dr Delepoulle.


Douze fois hospitalisé

M. Sauvage, dès qu’il sortira de Laennec, pourra en bénéficier. Il est à la retraite depuis 1962. C’est cette année là, après 23 ans de fond, que l’on a découvert, à la faveur d’un examen de routine, ses 25 % de silicose ( les taux s’échelonnent de 5 %0 100 %). Sa santé s’est brusquement dégradée il y a deux ans.

« J’ai été hospitalisé douze fois depuis 1988. Je reste parfois une semaine, parfois deux, parfois plus d’un mois ». Entre chaque phrase, M Sauvage marque une pause, cherche son souffle. L’air trop rare siffle dans sa tranchée. Il est essoufflé. « Pour faire les dix mètres qu’il y avait de ma maison à la voiture qui m’a conduite ici j’ai du m’arrêter dix fois. Trop essoufflé ».

« C’est la présence dans les poumons de nodules qui signale la silicose, » explique le Dr Delepoulle. « Le moyen de diagnostic le plus répandu reste la radio pulmonaire. Le poumon épure tout ce que l’on respire et quand il est débordé il fabrique ces nodules. Elles vont continuer à évoluer en grossissant, en s’amalgamant. Mais il arrive aussi que, pour des raisons inconnues, la maladie arrête d’évoluer. »

Tout comme il arrive que certains mineurs travaillant au fond, parfois à des postes exposés comme l’abattage, le traçage, la bowette se retrouvent sans silicose. « Nous avons souvent, dans le service, des patients qui souffrent d’empoussiérage. Ils ont les poumons empoussiérés mais pas de nodules. Ils ne peuvent donc pas être reconnus silicosés malgré des difficultés respiratoires certaines. »

Pas de silicose reconnue, pas de pension !. Il a fallu beaucoup de luttes aux mineurs et à leurs représentants syndicaux pour faire attribuer aux mineurs malades des pensions décentes.

A suivre.


 


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