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sanatorium des mineurs de Velars sur Ouche
par autrot le, 18/10/2007  

Beaucoup de personnes visitant ce site ont entendu parler de La Napoule et de Menton sur la Côte d’Azur, Berck sur les plages du Nord, ces lieux où tant de Mineurs et leur famille aimaient à se retrouver pour passer de bonnes vacances tant méritées.
Mais il y a d’autres lieux beaucoup moins connus, comme Vence, également sur la Côte d’Azur, qui accueillaient les mineurs atteints de silicose pour des périodes de repos (en général 3 mois) et un autre, Velars sur Ouche, en Côte d’Or, dont je voudrais vous parler.

Cet établissement, ( avec d’autres ) qui était géré par la Caisse Autonome Nationale de Sécurité Sociale dans les Mines, hébergeait tous les salariés des Mines dont une grosse majorité du Nord Pas de Calais, atteints de tuberculose pulmonaire ou de silicose, avec complications tuberculeuses.
Dans la majorité des cas, leur état de santé nécessitait de très longues périodes de repos qui, à l'époque, étaient la base même d'une complète guérison. Ces périodes étaient au minimum de six mois et atteignaient souvent beaucoup plus.

Pour ma part, entré à 17 ans, j'y suis resté 19 mois entre avril 1957 et décembre 1958 entrecoupée d'une période de 3 mois durant laquelle j'ai été hospitalisé à L'hôpital de Dijon-La-Trouhaude pour y subir l'ablation d'une partie de poumon, ce qui était courant à cette époque.
En plus de l'éloignement (plus de 500 Kms) et du fait que nous étions séparés de nos familles, certains d’entre nous, surtout ceux qui étaient mariés, ne tenait pas le coup et sortaient contre avis médical.

La vie à l'intérieur n'était pas facile non plus: entre les soins le matin et les cures de repos obligatoires: 2 heures le matin et cure de repos et de silence de 2 heures trente l'après midi, les journées étaient longues et les dimanches mortels!! De plus nous n'avions pas de télévision (c'était le début et nous ne pouvions la capter car la montagne faisait barrage) et comme radio "Luxembourg" et "Europe n°1" dans les écouteurs et à certaines heures.

Notre temps libre se passait à jouer à toutes sortes de jeux de cartes, à lire et nous balader dans le parc( à 17 ans on attends mieux de la vie).
Il n'était pas non plus question de sortir du Sana; de toutes manières pour aller où ? Le sana était perché très haut et Velars n'était qu'un tout petit village et comptait un seul bistrot. La seule sortie était une demi journée de temps à autre à Dijon . Nous avions également de temps en temps des petites troupes ou musiciens qui venaient de l'extérieur pour nous divertir.

Par la force des choses j'ai suivi pas mal de cours par correspondance, ce qui m'a beaucoup servi par la suite pour ma réinsertion professionnelle. Heureusement que la restauration était excellente ce qui nous consolait un peu.

J'ajouterais pour finir que nous étions entre 150 et 200 pensionnaires et que ça occupait pas mal de personnes de Velars et des environs. Par la suite avec l'éradication de la tuberculose, ces établissements ont peu à peu disparu ou ont été transformés ce qui semble avoir été le cas à Velars, qui est devenu un hôpital psychiatrique.
P.S. J'ai le souvenir d'avoir eu également le plaisir de serrer la main du célèbre Chanoine KIR qui nous avait gentiment rendu visite.

Ci joint une vue aérienne de Velars sur Ouche en 1955 avec en premier plan Notre Dame d' Etang, en contrebas le sanatorium et tout en haut à droite le Viaduc de Combe-De-Fin tristement associé à la catastrophe ferrovière de juillet 1962.


  ( 1 photos)  


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