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Hommage à une grand mère du Nord
par Elle est au Nord le, 31/10/2007  

Ma grand-mère
Elle est née en 1891 à Hornaing … ce petit village tranquille qu’elle n’a jamais quitté et ou elle a vécu près d’un siècle. Elle y est décédée en 1985 mais son souvenir demeure en nous et dans la mémoire de tous ceux et toutes celles qui l’ont connue et appréciée, car c’était une femme exceptionnelle.
Elle habitait une mignonne petite maison au cœur du village et son jardin était pour nous, ses petits enfants, un espace de jeux privilégié rempli de fleurs et d’arbres fruitiers.
Dans son potager, qu’elle entretenait elle-même, poussaient toutes sortes de légumes. Ils avaient tous une saveur particulière quand nous les retrouvions dans notre assiette. C’était un goût indéfinissable, mêlé de patience et de tendresse qui nous enveloppait et qui remplissait la petite cuisine .

Je me souviens des soirs d’hiver , après l’école, quand nous nous retrouvions autour du poêle à charbon ronronnant et que nous nous laissions envahir par cette douce chaleur, les pieds bien au sec dans nos chaussons qu’elle avait placés près de la porte du four avant notre arrivée.
Je me souviens de son sourire attendri et de ses yeux gris qui brillaient de bonheur en nous voyant déguster notre tranche de brioche et le délicieux chocolat dont elle avait généreusement remplis nos bols en faïence . Ses petits étaient là , près d’elle , et rien ne pouvait lui faire plus plaisir.
Nos parents s’étaient pliés de bonne grâce à cette habitude qui, loin de les contrarier, les rassuraient. Nous étions entre de bonnes mains.

Pour un grand nombre d’habitants du village, elle a été présente dans les bons et les mauvais moments de leur existence.
A l’époque ou les mamans accouchaient encore à domicile, il n’était pas rare que l’on vienne, la nuit, la chercher en urgence en attendant le médecin.
On racontait que dès qu’elle entrait dans la chambre la future maman se sentait rassurée.
Elle connaissait les gestes à accomplir et pouvait intervenir si les choses se précipitaient. Parfois le bébé naissait avant l’arrivée de la sage-femme, notamment quand les rigueurs de l’hiver rendaient les chemins de campagne impraticables.
Elle rentrait alors chez elle aux aurores , après avoir prodigué les soins nécessaires à la jeune maman et soigneusement emmailloté le nourrisson.

Parfois aussi elle était réveillée pour une mission complètement différente. Un des villageois venait de mourir et là encore , on pouvait compter sur elle.
Il lui en fallait du courage pour affronter ce genre d’évènement !
Après le départ du médecin, elle réconfortait du mieux qu’elle le pouvait la famille et faisait seule la toilette du défunt. Elle le revêtait de ses habits « du Dimanche » et faisait ensuite entrer les proches. Souvent elle restait avec eux jusqu’au petit matin, s’efforçant d’adoucir un peu leur chagrin.
Puis elle regagnait son domicile , le visage triste et les yeux remplis de larmes. Elle laissait alors libre cour à sa peine , jusque là contenue.
Dans le courant de la matinée, elle allait au jardin couper quelques branches de buis et elle confectionnait une croix ou une couronne (pour les non croyants). Elle y attachait un large ruban de crêpe noir ou mauve.
Elle retournait alors, selon la tradition de certains villages du Nord,accrocher ce signe de deuil à l’entrée de la maison du défunt.

Elle faisait tout cela dans le seul but de venir en aide à tous ceux qui en avaient besoin. Elle refusait catégoriquement qu’on lui paye ses services et disait simplement que le soulagement qu’elle procurait autour d’elle était sa plus belle récompense.

C’était un ange ma brave grand-mère……Ou plutôt « c’est » un ange. Je sens très souvent sa présence à mes côtés.

par kiki le, 01/11/2007

Bonsoir, je voudrais dire, qu'une grand-mère pour moi

c'est les yeux de la vie
que l'on a tout petit
De ces gestes encore surs
elle nous guide à l'aventure.

Hommage à toutes les grands-mères.

par Poquet Daniel le, 01/11/2007

Trés touché par l'hommage fait a votre Grand'Mére la veille de la Toussaint juste avant de me mettre sur Internet avec Mado ma femme nous avons parlé de notre grand mere, son dévouement l'amour pour ses petit enfants toujours pret a nous aider, militaire en permission elle m'avait tellement chargé mon sac marin qu'il a craqué dans la gare de Bethune

comme la votre elle a passée des epreuves ,le travail a la mine ,l'évacuation, les deux guerres les privations, veuve trés jeune avec deux filles
avant quand le mari mineur décédé, mon Grand Pére, la veuve devait quitter la maison
ma grand mére etait du Pas De Calais comme la votre elle est parti en 1985 a l'age de 92 ans. Ses derniers moments elle m'a demandé : fais moi sortir je ne veux pas mourir a l'hopital j'étais là comme une bouée de sauvetage elle s'accrochée a mon cou j'ai dit oui mais je n'ai rien fait, le medecin m'avait prévenu que la fin était proche j'ai menti et je me le reproche encore
il y a un an avec mon fils la meme chose faire croire que tout va aller mieux quand on sait qu'il n'y a plus d'espoir, pourquoi toujours mentir quand il a nous noté sur une ardoise quelques mots de sa mort de son incinération, le seul mot de soutien je lui disais il faut espérer encore toujours mentir, il faisait un signe de la tête me faisant comprendre que je ne le comprenais pas

par Boxerman le, 01/11/2007

bonsoir a tous
Daniel vous avez connu mes grands parents. Vous savez donc quelle chance j'ai eu. Je n'en dirais pas plus. Merci

par annie62110 le, 01/11/2007

mi mémére al étot née in 1885 al avot donc connu les deux guerres et je m'souviens qu'al cantot souvint
"pensez donc aux mamans
vous qui parlez de guerre
car ceux sont leurs enfants
hélas qui vont la faire
et je voudrais crier
allons debout les méres
pour un monde nouveau
protégeons nos berceaux"
et quand al avot fini al essuyot eune tiote larme, al étot bin brave mémére louise, quand al est partie j'ai perdu l'plus belle plume d'min capio, cha ch'est elle qui l'disot


 


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