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catastrophe de Fouquières lez Lens 4 février 1970 (4)
par bourdonb le, 03/02/2008  

De la place monte l'appel insupportable des morts, dont les cercueils sont mis dans les corbillards pour être transportés dans les localités dont ils sont originaires où un ultime hommage leur sera rendu. Des ambulances passent.

Sur la place restent les trois cercueils qui contiennent les dépouilles mortelles d'André Loy, de François Bramanski et de Boleslas Woszczyk. M. Caudrelier, maire, leur adresse un dernier adieu ; il souligne qu'en 1970, il est possible, grâce au progrès, de sauvegarder la santé et la vie des mineurs. Pour cela, le progrès « devrait être mis au service de l'homme ».

Pendant son allocution, un groupe de jeunes, l'oeillet rouge à la boutonnière du veston, trouble le recueillement par des cris une vente de journaux? Ils sont montés de suite dans des cars de police et conduits au commissariat de Billy-Montigny : ils se proclament maoïstes.
Tandis que les corps de François et de Boleslas sont conduits au cimetière de Fouquières, celui d'André est transporté au cimetière d'Hénin-Liétard où, déposé face au monument des victimes du travail, M. Piette, conseiller général et maire, entouré des élus locaux et en présence des personnalités héninoises, apporte le dernier hommage de la population avant l'inhumation dans le caveau familial.

Les corps de Jean-Pierre Antinori, Tadeusz Gorecki et François Milenkiewicz sont ramenés à Noyelles-sous-Lens et disposés sur des tréteaux dressés sur le terre-plein de l'église devant le monument élevé à la mémoire des victimes du travail et de la catastrophe de Courrières de 1906.

M. Dehon, de l'intersyndicale C.G.T. de la fosse 3 de Méricourt, et M. Cerf, maire, rendent un dernier hommage aux trois victimes ; ils concluent tous deux en insistant sur la priorité du respect des règles de sécurité, M. Cerf ayant souligné que le problème humain de la sécurité « le seul valable, dépasse tous les impératifs économiques ».

Puis, l'abbé Petit, curé de la paroisse, bénit les trois cercueils conduits ensuite au cimetière tout proche.


A Méricourt sous Lens, ce sont les corps d'Emile Lourme, Félix Mustar, Etienne Stepinski, Casimir Szczesny et Jean Viczena qu'accueille sur le parvis de l'hôtel de ville, M. Hotte, maire, entouré des membres de son conseil municipal.

Prenant seul la parole, il rappelle le lourd tribut payé à la mine par la population de Méricourt depuis 1906 ; il dit en substance que le progrès ne doit pas être seulement consacré à l'augmentation du rendement et de la production, mais être avant tout au service de l'homme. « Non, la mine ne doit pas fatalement tuer ».
Après son allocution, le corps d'Emile Lourme est conduit au cimetière de Méricourt, les corps des trois autres victimes sont transportés au cimetière de Sallaumines
Le corps de Mario Schiavone est conduit au cimetière de Billy-Montigny où, en présence de nombreuses personnalités dont MM. Marussi, consul d'Italie, et Mentasti, agent consulaire, l'aumônier Fortunato, directeur de la mission italienne du Douaisis, célèbre un office.

M. Beaufils, maire, exprime ensuite l'émotion générale suscitée par la disparition brutale de Mario Schiavone, rend hommage aux mineurs en général et plus particulièrement au disparu ; puis, présente à Madame Schiavone et aux siens les condoléances émues de la municipalité et de la population.

M. Mario Schiavone est inhumé en terre billysienne, une terre d'accueil devenue terre d'exil.

La veille, avaient eu lieu dans l'après-midi les funérailles de Francisco Barone, également inhumé dans le cimetière de Billy-Montigny en présence de personnalités et selon les rites des Témoins de Jéhovah.

Le corps de René Dubois est reconduit à Lillers ; il est accueilli en l'église paroissiale par l'abbé Hazebaert, doyen, qui célèbre l'office des morts.

Au cours de son homélie, celui-ci rappelle les noms des Lillerois, victimes de leur travail à la mine au cours des dernières années, et de souligner : « Nous prenons mieux conscience que le car passant chaque jour à 4 h 30, amenait nos amis à un travail dangereux et très dur. Il nous faut faire appel à une solidarité plus forte de tous pour qu'à travers l'effort de productivité, l'homme ne soit jamais sacrifié ».

Après la cérémonie religieuse, une délégation de mineurs, un nombre important de personnalités, une foule considérable accompagnent René Dubois et les membres de sa famille au cimetière local où l'abbé Hazebaert bénit une dernière fois le corps. Un représentant de la C.G.T. donne lecture de l'allocution prononcée à Fouquières-lez-Lens. Et c'est l'inhumation.

A Annezin-lez-Béthune, cérémonie privée pour les funérailles de René Desruelle.

Dans la matinée, de nombreux parents et amis défilent devant le cercueil, au no 2 de la rue Jeanne d'Arc. Vers 11 h 30, les charitables de la confrérie d'Annezin procèdent à la levée du corps conduit directement au cimetière, escorté par des mineurs en tenue de travail.

Avant l'inhumation, M. Capelle, maire, rappelle que René est un enfant d'Annezin ; il est descendu à la mine à 14 ans, il a 31 années de service. Ancien résistant. Footballeur jusqu'à 43 ans. Un exemple pour les jeunes. Trois ans avant la retraite, un cruel destin l'enlève à l'affection des siens à qui il présente les condoléances du conseil municipal.

A Isbergues, émouvantes funérailles également privées de Gabriel Roche.

Dans chaque commune, une délégation de mineurs en tenue de travail, des personnalités en nombre et de toutes les opinions, une foule considérable, ont participé aux cérémonies.

Ceux qui le voulaient pouvaient s'associer au deuil des familles le dimanche par une démarche complémentaire ; des services religieux étaient célébrés :

A 9h30 Chapelle de la Cité d'Artois, à Sallaumines. A 10 h 00 : Communauté yougoslave, à Méricourt.
A 10 h 30 : Eglises de Billy-Montigny, Fouquières-Lez-Lens, Noyelles-sous-Lens.
A 11 h 30 : Communauté polonaise, église de Méricourt Corons.


  ( 1 photos)  


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