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Catastrophe de Courrières, résumé (1)
par bourdonb le, 22/03/2008  

Soudain, une secousse suivie d'un bruit sourd selon les uns, d'une violente détonation selon d'autres.

Il est 6 h 45. Dans les corons avoisinant les fosses 2, 3 et 4 des mines de Courrières, les portes, les fenêtres des maisons s'ouvrent. Partout on s'interroge.
- Mon Dieu, ce n'est pas à la fosse ? lance à son voisin une mère de famille inquiète.
Quelle fosse ? Celle de Billy-Montigny ? Celle de Méricourt ? Celle de Sallaumines ?

Le directeur Lavaurs dont l'habitation jouxte l'enceinte de la fosse 2 est immédiatement alerté : quelque chose d'anormal s'est produit dans les chantiers du fond.
Il se rend aussitôt au puits 2, intact. Il donne des ins­tructions, part en hâte vers la fosse 3.

L'ingénieur Voisin descend prudemment dans le puits 2 avec un homme d'about. A l'étage 306, ils découvrent, évanoui, le chef-porion Lecerf qu'ils ramènent immédiatement au jour.
Vers 8 heures, nouvelle descente des deux hommes ac­compagnés cette fois d'un jeune galibot porteur de médicaments, Charles Casteyes, de Montigny-en-Gohelle. Mais auparavant, Voisin recommande au mécanicien de ne pas descendre la cage au-delà de l'étage 258 : plus bas, l'air est irrespirable.

La cage s'enfonce lentement, passe l'étage 258 ... Dans son désarroi, le mécanicien a oublié la recommandation de l'ingénieur ! Pour les trois hommes, c'est la mort certaine. La cage passe devant une galerie. L'homme d'about bondit, alerte le jour tandis que la cage continue à descendre. Le mécanicien réalise. La cage remonte, passe devant l'homme d'about abandonné dans la mine mortelle .. .
Voisin et Casteyes sont évanouis. La tête de l'ingénieur, son pied, le bras du galibot pendent hors de la cage. Au jour, tout ce qui dépasse risque d'être sectionné, broyé. Dans le puits, soudain une secousse : le galibot bouge, la tête de l'ingénieur revient sur le plancher de la cage. Heureusement ! La cage surgit du puits : Voisin a le pied cassé, Casteyes le bras en bouillie ...

Toute opération de sauvetage par la fosse 2 s'avère impossible : les gaz ont envahi le puits.

A la fosse 3, l'ingénieur principal Petitjean est remonté vers 6 heures après une tournée d'inspection dans le quartier où couve l'incendie ; l'ingénieur Barrault, son second, est au fond.

Petitjean se trouve à une quarantaine de mètres du chevalet quand soudain jaillit du puits au milieu d'un vacarme épouvantable un nuage de poussières retombant sur les diverses installations.
Tel un boulet de canon, un cheval est projeté en l'air. Le souffle a ravagé le moulinage, soulevé le chevalet.
Quelque peu abasourdi, Petitjean reprend vite ses esprits. Il court au puits. La cloison du goyot est démolie, l'aérage ne s'effectue plus correctement. Impossible de remonter la cage au fond : les parois du puits se sont rapprochées. Impossible de descendre par les échelles : le puits est bouché par un fatras de ferraille.
Lavaurs passe. Désobstruer le puits demanderait trop de temps. Pour atteindre les chantiers de la fosse 3, il faut des­cendre par le puits 4. Il faut faire vite.

Au 4, la cage, projetée à quelque 10 mètres en hauteur, est retombée de travers sur les taquets . . . Tous les carreaux du bâtiment central ont volé en éclats.

Georges Engelaëre, d'Avion, occupé à réparer l'armature métallique du chevalet, a été projeté sur l'escalier de fer
conduisant au moulinage où il gît, le crâne fracturé. Des camarades le transportent dans une pièce attenant à la loge du concierge.

L'ingénieur en chef Bar arrive sur les lieux peu après l'explosion. La cage du fond est calée à 383 m.

Sans prendre le temps de revêtir ses habits de fosse, Bar décide de descendre par les échelles. L'accompagnent l'ingénieur principal de la fosse Domézon et son adjoint, l'ingénieur Bousquet, le chef-porion Douchy, l'ancien chef-porion Lecomte, le délégué ­mineur Dacheville.

Parvenus au-dessus de la cage, ils la libèrent ... tandis qu'apparaissent à l'orifice du puits 11 trois mineurs de ce puits Louis Lévêque, Louis Martin, Joseph Mary ; et peu après le porion ­contrôleur Payen.
Hébétés, traumatisés, ils ont peine à répondre aux questions. Le souffle de l'explosion les a renversés sur le sol. Ils ont encore devant les yeux la vision de l'accrochage transformé en fournaise. Ils sont remontés par les échelles comme des automates. Ils sont saufs ! .. .

Entre-temps, au 10 de Billy-Montigny, la cage va et vient, remontant les mineurs de cette fosse auxquels se sont joints un certain nombre de mineurs de la fosse 2.

Comme une traînée de poudre se répand dans les corons la nouvelle d'un coup de grisou. Un mot court de bouche à oreille : CATASTROPHE.


Catastrophe de Courrières, résumé (2)


 


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