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Catastrophe de Courrières, résumé (6)
par bourdonb le, 24/03/2008  

1 100 mineurs au moins sont encore au fond, peut-être même 1 200. A-t-on quelque espoir d'en sauver encore ? L'ingénieur en chef de contrôle des mines, Léon, montre à la délégation trois cadavres qu'on vient de remonter.
- Voyez dans quel état sont ces malheureux ! dit-il d'un ton désespéré.
- Tout espoir n'est pas perdu, ajoute le directeur Lavaurs. On a cru entendre, tout à l'heure, des coups de marteau dans la profondeur de la fosse numéro 3.
Sous une pluie battante, la délégation gagne rapidement Méricourt. Aux abords de la fosse 3, malgré le temps, la
foule est toujours aussi compacte.
Les ministres sont conduits à l'orifice du puits. On peut descendre à 170 mètres, mais . . . L'ingénieur des mines Leprince-Ringuet expose rapidement aux ministres la situation.

Il est 21 heures. Les ministres et leur suite montent dans un fourgon. Une locomotive les emmène à Billy-Montigny où se trouve garé le train spécial. La délégation, qui compte revenir dimanche, sera hébergée à la Préfecture. Le train part pour Arras.

Devant l'impossibilité de désobstruer le puits 3, Simon, dit Ricq, est parti au 10, avec l'espoir d'atteindre le 3 par ce puits.
Il descend, accompagné de deux camarades, Bouvier et Pompier, et d'un porion de la fosse 10, Pelabon.
Par la veine Julie, ils partent en direction de l'accrochage 280 de la fosse 3. Ils. y découvrent, morts, deux DEHAY, Charles et Ferdinand GUISGAND, Victor RUCART et son fils Pierre. Et un autre corps, difficilement reconnaissable : celui de l'ingénieur Barrault sans doute.
Dans le puits, plus de guides. Ricq lance un appel. Pas de réponse. Il essaye une seconde fois. Du fond du puits, un S.O.S.
- Ricq, viens vite nous débarrasser !
Des hommes sont vivants ! Ils réclament des secours. Rapidement, Pelabon, Ricq et ses. camarades essayent de gagner les étages inférieurs. En vain, ils tentent de s'approcher du barrage édifié pour circonscrire le feu dans la veine Cécile. Ils décident de descendre à 303 mètres par le beurtiat. Plus d'échelles. En désespoir de cause, ils empruntent un retour d'air qui les conduit à l'étage 303 par des écuries où gisent tous les chevaux. Ricq ouvre la porte d'aérage entre le puits et l'accrochage devant lui, des camarades de travail vivants ! Ils sont 14 ! Un moment de joie débordante.
A l'étage en dessous, peut-être y a-t-il encore des survivants. Ricq lance plusieurs appels. Sans suite.
Il est temps de partir. La catastrophe, l'attente ont éprouvé les camarades retrouvés. Ils ne peuvent participer à d'éventuelles recherches.
Le groupe arrive cahin-caha à l'accrochage du 10, les sauveteurs soutenant, portant les sauvés au nombre de 17, trois autres ouvriers ayant été recueillis en cours de route. Il est 21 h 30.

Aussitôt après, Pélabon et Ricq se rendent au 3.. .
Entre-temps, Petitjean avait cru entendre des appels dans le puits. La mort dans l'âme, il ne pouvait rien faire : 170 mètres seulement de puits, dont Leprince-Ringuet vérifie l'état, sont accessibles.
Sur ces entrefaites, arrivent Pélabon et Ricq dont Petitjean avait justement perçu les appels. Ils rendent compte de ce qu'ils ont vu aux accrochages 280 et 303, et du sauvetage de leurs camarades. De son côté, Leprince-Ringuet estime qu'on ne peut rien entreprendre dans le puits avant d'en avoir consolidé les parois.

Depuis longtemps, la nuit est tombée sur le pays noir. Aux abords des puits sinistrés, la foule des mineurs, parents et amis, est toujours aussi dense malgré la pluie qui tombe sans arrêt.
Elle piétine dans la boue, en proie à ce qui lui paraît être un cauchemar. Car, au fond des coeurs, subsiste un espoir. Elle attend. Elle espère malgré tout : un certain nombre d'ouvriers ne sont-ils pas prisonniers de la mine à cause des éboulements ? L'atmosphère n'est pas irrespirable partout. Des hommes ne sont ­ils pas remontés vivants au 4, au 10 ?
Mais pour la direction des mines, pour les sauveteurs qui ont pu mesurer l'étendue du désastre, les chantiers souterrains ont été ravagés sur une longueur de 3 km environ et une largeur supérieure à 1 km à la suite d'une explosion qui aurait pris naissance à la fosse 3 et dont les effets se seraient répercutés jusqu'à la fosse 4 d'une part et au voisinage de la fosse 2 d'autre part. Partout des cadavres ...

Combien de mineurs sont descendus en ce matin tragique ? Environ 500 à la fosse 2, 440 à la fosse 3, 850 à la fosse 4. Au total, près de 1 800 hommes. 125 mineurs sont remontés du 4 peu avant la catastrophe ; 460 autres seraient remontés sains et saufs. Il resterait, ensevelis sous terre, plus de 1 200 morts : hommes brûlés, asphyxiés, déchiquetés, écrasés sous les décombres .. .

Au fond, les hommes d'une même famille travaillent bien souvent en équipe. Dans certaines maisons, on compte trois, quatre, cinq absents. Combien de familles sont dans ce cas ? Cinquante, cent ? ...
Ainsi les Clin ont perdu quatre fils et leur gendre ... Une femme a perdu son mari et ses cinq fils ...
Dans une autre famille, trois frères, cinq beaux-frères, quatre neveux sont morts. Compte tenu des liens de parenté, c'est par vingtaines que l'on dénombre les victimes d'une même famille.
Corons de Méricourt, dans des files de maisons, pas un homme n'est rentré ... Des familles entières sont anéanties.
Le bureau de poste de Billy-Montigny est resté ouvert la nuit. Une foule de malheureux s'y presse. Des télégrammes partent dans toutes les directions ... « Père mort » ... « Frères décédés » ...
Il est 22 heures. Une jeune femme entre, éperdue ; se précipite au guichet. Le puits 2 est maintenant accessible. On vient de remonter des cadavres. Parmi eux, celui de son mari ...


Catastrophe de Courrières, résumé (7)


 


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