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Catastrophe de Courrières, résumé (9)
par bourdonb le, 26/03/2008  

Quand, le 20 mars, soit 10 jours après la catastrophe, des pas se font entendre. Qui arrive ? N'ayant plus d'huile pour alimenter les lampes, ils vivent dans le noir absolu. L'homme s'annonce : c'est Nény, arrivé on ne sait comment. Une grande déception. Nény connaîtrait un endroit où trouver de l'huile, et en profite pour conduire le groupe vers le jeune Martin. De l'huile, on n'en trouve pas. Le groupe récupère Martin.

Les dix hommes se retrouvent dans le cul de sac. La situation est intolérable : le cadavre du cheval empuantit l'atmosphère.
Après avoir empli au maximum leurs musettes d'une viande dégoulinante, ils quittent les lieux, errent dans la mine. Combien de temps ? Toujours est-il qu'ils se retrouvent un jour à l'accrochage 303.
D'instinct, plusieurs frappent sur des tuyaux. D'un étage supérieur, on leur répond. Ils songent à des sauveteurs. En fait, ce sont Wattiez et ses deux compagnons qui étaient arrivés à l'accrochage 231 deux jours après la catastrophe, endroit qu'ils n'avaient jamais quitté.

Le groupe Pruvost décide de gagner la bowette 280 vers laquelle Wattiez et ses deux compagnons se dirigent également. Les deux groupes se rapprochent.
- Qui êtes-vous ?
- C'est nous !
- Qui vous ?
Deux hommes se reconnaissent à leur voix. - Papa !
- Min garchon !

A 280 m sous terre, là où 15 jours plus tôt les sauveteurs étaient venus, le père Pruvost retrouve son fils Anselme. Tous deux s'agenouillent, s'embrassent, s'étreignent. Les larmes coulent ... Dans l'obscurité totale, un grand moment d'émotion.
Ces retrouvailles renforcent le moral des 13 survivants. Ils réalisent qu'ils ne peuvent trouver le salut par la fosse 3 de Méricourt. Wattiez connaît l'existence d'une voie passant sous le territoire de Fouquières-lez-Lens, voie qui peut les conduire à la fosse 2 de Billy-Montigny.

Le père Pruvost rassemble ses souvenirs. Il conduit le groupe vers cette voie. Puis Wattiez prend le relais.
Après avoir parcouru des kilomètres dans l'obscurité la plus complète, se frayant au départ un passage à travers les éboulis, marchant à tâtons, trébuchant, montant, descendant, ils arrivent le 30 mars, après des péripéties sans nombre, à l'accrochage 306 de la fosse 2 de Billy-Montigny. A la grande stupéfaction d'un garde d'écurie !

Une voix lance
- Nous sommes des rescapés ! L'alerte est donnée.

Après 20 jours et 20 nuits d'angoisses et de souffrances indescriptibles, BOURSIER Léon (19 ans), CASTEL Louis (22 ans), COUPLET Honoré (20 ans), DANGLOT César (27 ans), DUBOIS Albert (17 ans), LEFEBVRE Elie (38 ans), MARTIN Victor (14 ans), NENY Henri (39 ans), NOIRET Romain (33 ans), PRUVOST Charles (40 ans), PRUVOST Anselme (15 ans), VANOUDENHOVE Léon (18 ans), WATTIEZ Henri (27 ans 1/2), sortent vivants des entrailles de la terre par le puits no 2 de BILLY-MONTIGNY.

13 rescapés ? Non, 14. Car le mercredi matin, 4 avril, BERTON Auguste remontait vivant de la fosse 4 de SALLAUMINES. Lui aussi eut à lutter contre la faim, la soif et le froid. Il avait établi son quartier général dans une bowette d'où il rayonnait, se rendant régulièrement aux accrochages des puits 4 et 11. Il mangea les briquets de ses camarades morts, but l'eau de suintement des parois des bowettes, dépouilla les cadavres de leurs vêtements dont il se servit comme matelas et couvertures. Sauvé, il avait l'impression qu'une dizaine de jours seulement s'étaient écoulés depuis la catastrophe.

Suivant un compte rendu de l'ingénieur Heurteau, la liste des victimes comprend 1 056 Français et 43 Belges, soit au total : 1 099 victimes.


Catastrophe de Courrières, résumé (10)


 


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