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la machine à monter ou échelle mobile
par Autrot le, 10/01/2009  

La machine à monter ou échelle mobile.

La machine à monter ou échelle mobile double était en usage dans la COMPAGNIE DES MINES D'ANZIN vers 1830-1840. En Belgique, on les appelle WAROQUIERES du nom de l'ingénieur qui les a perfectionnées et leur a donné leur forme définitive. Les mineurs français les désignent volontiers sous le nom de: machine à monter.

Ces appareils consistent en deux poutres de bois qui courent verticalement sur toute la hauteur du puits et reçoivent des mouvements inverses de la part d'une machine placée à la surface, c'est à dire que l'une des tiges s'abaisse pendant que l'autre s'élève. De distance en distance, ces tiges sont munies de marchepieds et de poignées pour les mains. Après les mouvements des deux tiges, survient un temps d'arrêt pendant lequel, le mineur passe du marchepied d'une tige sûr le marchepied de l'autre. Un mouvement en sens contraire transporte le mineur dans le même sens. Puis il passe de nouveau sur l'autre tringle et ainsi de suite. Le mouvement est réglé de telle façon que l'ouvrier s'élève ou s'abaisse de deux mètres à chaque oscillation, et cela sans fatigue. Des paliers lui permettent de s'arrêter de temps en temps. De cette manière l'ouvrier, pour atteindre le fond ou le jour, met un peu plus de temps que par la cage, mais beaucoup moins que par les échelles fixes.

Ce procédé alterne avec les échelles fixes. Dans un puits, il peut y en avoir une trentaine de sept à dix mètres, posées chacune sur un étroit palier tenant la largeur du "goyot". Elles sont inclinées, en principe, à cinquante degrés, mais le plus souvent presque verticales. Acrobatie effroyable, qui exige des ouvriers une demi-heure de réelle tension et une attention soutenue, descendant de la recette, les pieds glissant sur les "bougeons" mouillés des échelles.

Ce procédé de circuler par les échelles est très dangereux, mais à coup sûr il est moindre que le danger auquel les personnels étaient exposés quand ils descendaient par le puits à l'aide de bennes ou de tonneaux simplement accrochés à un câble et non guidés. Les uns se tenaient dans la benne, les autres debout dans le tonneau mais tous étaient exposés aux plus terribles accidents, soit par les chocs contre les parois, soit par la rencontre des tonneaux qui pouvaient s'accrocher et se renverser. Pour garantir contre les chutes de pierres, le tonneau était surmonté d'un toit baptisé du nom de parapluie alors qu'il aurait mérité celui de parapierres.

Aussi que d'accidents, que de drames sont survenus dans les puits! Qui sait même si ce n'est pas à cause du péril de tous les instants que le mineur y trouvait qu'ils ont été désignés sous le nom de fosses?

Mais peu à peu, des perfectionnements sont apportés. Les puits sont munis de guides, c'est à dire d'un double chemin vertical, le long duquel montent et descendent les cages qui portent les bennes et les ouvriers. Tombe-t-il une pierre, un outil, une pièce de bois? Le toit de la cage est là qui préserve les hommes et le matériel.

Source : Cercle d’Histoire et d’Archéologie de VIEUX-CONDE et de sa région - an 2000.

par maurice devos le, 11/01/2009

ben nin vla chi cor ein, ch'est bien el'première fos qu'j'intinds parler ed'cha, j'mourirai pas con , merci Autrot


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