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les iguanodons de Bernissart
par Autrot le, 16/04/2009  

LA FOSSE CHABAUD LATOUR ET LA PRÉHISTOIRE

En 1878, dans une brochure qu'il édita pour l'Exposition Universelle, Monsieur de Commines de Marsilly, alors directeur général de la compagnie des mines d'Anzin, signale la découverte dans les avaleresses de la fosse de CHABAUD-LA-TOUR située à Condé-sur-l'Escaut, de haches de silex et de divers objets des temps préhistoriques. Ce qui atteste de la présence d'une occupation humaine, en ces temps, dans notre région.

Lors de la reconnaissance des limites du terrain houiller vers la frontière belge par la veine Six Paumes, la crainte de rencontrer le grès vert n'était pas vaine car dans cette région, les morts terrains passent très rapidement de la côte plus 7 à moins 264 mètres sur moins de 4 kilomètres.

Cette rupture dans les morts terrains constitue la «cuvette de Saint Aybert ».

C'est dans cette dépression, un peu plus au Nord que les Charbonnages de Bernissart exploitant de l'autre côté de la frontière belge le même gisement que CHABAUD-LA-TOUR, découvraient en 1878, au mois de mars, au siège de la fosse SAINTE-BARBE une vingtaine de squelettes d'Iguanodons.

A l'étage 322, une galerie de recherche était poussée au travers d'une zone inexplorée de la concession. Au cours de ces travaux, la galerie entrait dans une argile noirâtre ligniteuse, où l'on sentait une forte odeur de marécage. Au cours de l'avancement, les ouvriers découvrirent une «chose bizarre» ; ce qu'ils avaient devant eux était trop mou pour être de la pierre, trop dur pour être du bois; les morceaux qu'ils détachaient ressemblaient à des tronçons de perche d'un bois noir, amassés au même endroit. Ces étranges débris furent signalés aux autorités qui en recueillirent des morceaux pour les soumettre à la Direction.

Arrivés au jour, un scientifique reconnut des ossements, ce qu'il vérifia en soumettant une pièce à l'incinération.

Ces débris intrigants devaient permettre de lever le voile et autoriser la science à pousser son flambeau.

C'est à l'Académie des Sciences de LOUVAIN que cette découverte fut étudiée et l'on conjectura que les ossements appartenaient à une espèce de genre «Iguane ».

Ce fut par les savants de LOUVAIN et la communication qu'ils en firent que le monde savant eu officiellement connaissance de la trouvaille faite à Bernissart.

Après le constat de l'importance des faits, il fut décidé de recueillir tout ce qu'il était possible de l'être et de ramener au jour tous les débris. L'ultime collaboration du personnel minier aux travaux de recherche avec les scientifiques du Musée D'Histoire Naturelle dura trois années et quatre niveaux ossifères furent prospectés entre les côtes de 322 et 356 mètres.

Sans entrer dans le détail des opérations délicates de l'extraction des restes, de nombreuses difficultés surgirent et il fallut entre autres pallier à la détérioration des os due au contact de l'air, vu leur état d'imprégnation de pyrite.

Pour assurer leur conservation, on dut imaginer des méthodes spéciales dont l'enrobage avec du plâtre armé de fer pour en permettre la manutention et surtout le transport.

C'est avec toutes ces précautions que les restes des Iguanodons, dont l'ensemble pesait 130 tonnes, furent acheminés vers le Musée de Bruxelles où les procédés de solidification à la gélatine parvinrent à assurer aux ossements une consistance suffisante pour en autoriser la manipulation, l'étude et ensuite l'emballage.

Ces découvertes apportaient à la Science les éléments suivants:
23 squelettes d'Iguanodon
4 squelettes de crocodile
4 squelettes de tortue
1 salamandre et des milliers de poissons ainsi que divers restes de végétaux, des fougères et divers fragments d'insectes.

Pour expliquer la présence de ces fossiles secondaires dans le terrain houiller, on admet qu'il existait en cet endroit pendant la période «crétacique» une gorge encaissée dans les terrains carbonifères. La végétation abondante et luxuriante attirait des troupeaux d'iguanodons et d'autres animaux. On croit en effet qu'ils broutaient les feuilles des arbres. L'un de ces troupeaux, surpris par un torrent de boue déferlant dans le ravin s'y est trouvé enlisé pour le plus grand bonheur de la science.

J’ai visité ce jour ce musée que j'ai trouvé très intéressant, où l’on peut voir, trônant au milieu d’une grande salle un de ces iguanodons de plus de 5 mètres de haut, présentation également d’une quantité remarquable de fossiles et de minéraux de toutes provenances


  ( 3 photos)  


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