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Terril
par pitou le, 03/12/2009  

TERRIL

D-Feat à nouveau s’arrête
Et pose ses palabres suspectes
Sur de vos âmes les crêtes
Et sur de vos influents
Tentera de prendre l’aval doucement
Usant de ses douces et sémantiques semences
Car une affluence de vers sans sens
M’encense à tirer dans toutes les panses
Et pas de chance pour ceux qui ne connaissent les transes
Je m’en vais de suite leur en tirer l’essence
Mais je vais peut être déjà trop vite
Il faut que je vous crée le rite
Cela a cent mythes et cent rythmes
Ou presque
Sous le d-Feat, y’a le Pier
Et sous la Pierre
Y’a la tête et le cœur d’un type de vingt huit ans
Génération du mythe errant
D’une France aux accents chantants
Aux bras ballants
Et au poing toujours levé
Pour clamer à la gueule du monde entier
Qu’on est quand même bien né
Moi je suis né dans la champêtre poésie d’une terre de terrils
On peut se sentir tout petit vous savez tout plat dans mon pays
C’est peut être pour ça
Que nos grands pères ont fait de noires montagnes de leur maladie
Histoire de voir plus loin
Ou d’entendre d’autres cris
Alors profitant juste de cette culture à mi
Je me suis construit mon propre terril
Tout grand où je me sentais encore plus petit
Et là j’ai pu regarder tout ce qui m’entourais
J’ai regardé les prés verts où je m’amusais
Les fossés dans lesquels j’aimais bien tomber
Les chemins que j’engloutissais
Et tous les gens que j’avais croisé
Au début bien sur je n’allais pas bien loin
J’avais ce monde à mes pieds
Et mes mains trop occupées
A retourner cette terre que j’aimais
J’allos in coup chez m’tant’
Et un ot’ chez min onc'
J’allos vir ché pompiers avec min pépé
Et pi après
On allot clouer queques morchiaux de bos
pour in faire in tabouret
in m’disot « minge min tiot »
« chers te si t’in veux »
et je reprenos un speculoos avec em’limonat’
d’ot coup je prenos min byclo
et j’dévalo ch’terril de noeux
ou ch’ti d’annequin
y’étot bien ch’ti d’annequin
avec es grinde pinte
même qu’une fo
ech’guidon i ché barré
et j’a fini em gueule et mes genoux tout crapis de sang
ch’éto bien les gamelles
quind in étot tiot
on n’a qu’une idée in tête
ch’relever et s’in rprinde une
y’avo aussi ché matchs ed foot
el diminche après midi à Sailly-Labourse
el buvette du stat qui chintot bon l’gitane et la bière
y’avo les « bien gardien »
ou les « remue tin cul francis »
les « bouge et brouette Gégé »
et y’in avot des buts ti
des « 10-O » des « 15-5 »
ptet pour cha qu’ça m’fait braire asteur à l’télé
avec leur « un à un » ou des fois
quin un’guêpe les a piquée
in peut vire un tro-zéro
ch’éto la folie ti quin même ché parties du foot
tiens ti y’avot aussi l’ducasse ed Béthune
celle de min patelin
y’avot qu’une auto tamponneuse alors in y allot pas
in plus y’avot ché gars de chicago qui y allot
et i z’avot une pas bonne réputation t’sais
chicago ouai ouai ché le nom qu’in avot donné
à ché deux petites barres de six étages qu’in avot
Chicago qu’in j’y repinse
Cha m’fait bin rigoler
Z’avot en’ sacré imagination pour donner ch’nom là

Je vais m’arrêter de parler comme cha
J’ai grandi et je remonte sur mon terril
Je me sens un peu plus seul
Peut être mais pénard
Je regarde la voie ferrée
Celle qui monte directement à la voie lactée
Je me sens laid et pourtant empli d’éternité
Ma gueule est un volcan
Et de la lave circule en mon cœur
Je suis incandescent conscient d’être candide
Et avide de vous de vos consciences
Je n’exploserai pas encore pas à ce moment
J’observe
sans aucune trêve
Et dissèque les crèves de nos adolescences
Toutes ces envies qui nous transpercent
Je répète qui nous transpercent
Je réitère et persiste qui nous transpercent
Nous avons été érigés en rois nous autres enfants
On a voulu faire de nous le chaînon manquant
Vous nous avez montré vos rêves
Vous nous avez promis que tout était possible
Et que chacun de nous toucherait la cible
Le temps de le prononcer
Et notre monde avait déjà changé
Vous nous avez mis dans la confidence
Vous nous avez entraîné dans la folle décadanse
Vous avez fait de nous des mutants
Un tantinet passionnés puis rendus muets
On ne s’élève plus on bouffe à même la terre les miettes de vos rêves
Nous sommes muets
Et rongés par la culpabilité
De ne plus savoir choisir
Vous nous avez condamnés à décrire
Ce que nous ne faisons plus
Nous analysons décortiquons déchiffrons
Démembrons disséquons déstructurons
Du néant à foison
Brel disait que le monde se mourrait par manque d’imprudence
Et ça les rêveurs le comprennent à chacune de ces cadences
Brel se demandait pourquoi ont il tué Jaurès ou les Jaurès
La cadence à laquelle vont les poètes est une tentative de les ressusciter
De partout le cri des mots s’exposent et s’imposent
Les voix s’élèvent et nos bouches se taguent
Voici mon espoir voici notre espoir
Vous avez voulu rendre les mots aphones
Vous avez voulu tuer le sens des mots pour les rendre tous égaux
Mais le mot à sa mémoire
Il sait boire les blessures
Et il saura changer de territoires ou de tessitures
Peu importe il changera et bien plus dur
Le mot fera exploser les murs
J’attends la grande et salvatrice cure
La folle imprudence de nous autres impurs
J’attends le dragon le cri dans le silence de brumes
J’attends que de nos lèvres s’écoule l’écume
Je voudrais m’inoculer la rage
Je voudrais bouffer de l’orage
Et foutre le carnage
Je voudrais me nommer « ravage » et oublier le mot « sage »
Soudain je croise une fille à mes avantages
Je tourne la page ça doit être l’âge
Le jour d’après je n’ai rien oublié
Mais j’ai appris que je ne serais pas de ceux qui se sacrifient
Le jour d’après je n’ai rien oublié
Et je m’apprends être moi-même le sacrifice
Sacrifice à tenir ceux qu’on a aimés et ceux qu’on aime
Sacrifice à ne pas se sentir assez fils
Sacrifice à ne pas s’éloigner de ceux qu’on aimera
Enfin un vrai feu d’artifices
Le lendemain j’essaye de percevoir les sacrifices de chaque personne que je croise
Et en les observant bien
Je remarque que certains affligent à d’autres de nouvelles cicatrices
Ignorant fissa qu’ils ne font que chercher une descendance à leurs maléfices
Y’a d’autres catégories qui sévissent
Une bande de gars aux théories ridées d’idées théologiques
Ou d’autres décidées comme tellement logiques
Une bande de gars triqués
Tout étriqués avec leur ticket de premier
Astiqué par feu le pépé et repassé
Par le papa du pépé au précieux passé
Une bande de gars et gazelles
Zélés par l’oseille qui leur bouche les oreilles
Plus zeune et zolie que zola je meurs
J’exècre la bêtise facile et consciente
Qui gangrene nos pays
Le sadisme phallatieux d’une terre d’envieux
Qui mènent leurs vies à qui mieux mieux
Mais jusqu’où jusque quand jusque combien
Combien vous faudra-t il encore de peur
Pour vous voir disparaître sous vos cyniques tics de pompeurs de fric
Bande de tiques
Vous vous accrochez à la moindre semoule sismique
A deux trois tactiques qui déjà par le passé ont prôné l’avènement du tragique
Je bouche mes oreilles je ferme les yeux et je ferme ma gueule
N’est ce pas bande de singes
Et je ne dis pas ça pour ce peuple qu’on décime
Et qu’on fait tomber des cimes
Je l’affirme les beaux mots sortent de la bouche des bonobos
De mon terril c’est la folie
Je les vois maintenant
Je vois les montagnes de Namibie
Et puis quelques éléphants d’Asie
Les chameaux d’Algérie et les pandas d’Australie
Je vois toutes les fourmis qui s’affairent à leur vie
Et je trouve ça joli
Sur mon terril plus je grandis et plus je me sens petit
Je vois des gens qui respirent par une seule et même bouche
Je vois ces personnes qui ne se lâchent pas des mains
C’est tout ou rien et ceux là ne font qu’un
Je vois des gamins la tête collée dans le ravin
Et la bouche plastifiée qui n’ose plus dire demain
Je vois des femmes cesser de paraître sous les affres des religions
Je vois des hommes qui se bercent dans les bras de dieu
Pour ne plus avoir peur de se mourir
Je vois les augmentations et les diminutions
Je vois tout ça et l’envie de rébellion retourne en rond
De mon terril je vois ces messies de la nouvelle génération
Lancer à la cantonade leurs bonnes opinions
Attention grillage de plomb
Avis à cette mondiale population
Recherchons héros libre de tout amour
Le cœur prêt à la grande hérésie
Les mains déjà salies par la folie des sacrifices
N’ayant aucune patrie et comme seule amie
L’envie de creuser cette terre et de la retourner
Vous pensez alors à un délire mystique
Genre batman c’est chic
Ou spiderman me fout la trique
C’est ça vive l’amérique
Tu parles la rébellion se vomit par la télévision
Et on peut retrouver la révolution
Le premier numéro le drapeau »mort aux cons »
Et son fascicule deux euros tout ronds
J’ai tellement hâte d’arriver au numéro trois
Avec le gaz lacrymo en diffuseur vingt millilitres
Tout ça va toujours trop vite
Et mes yeux maintenant vitreux
Cherchent à se coller à d’autres heureux
Je fais de mon terril un parc d’attractions pour touristes
Je leur fais bouffer des glaces au chiste
Et leur fait faire des tours de chevalet
au triple gaïa vers les entrailles de notre terre
c’est la fête . . . C’est l’heure de fermer
Je les dirige vers d’autres parcs tout aussi magiques et pédagogiques
Il faut juste ne pas suivre les panneaux et vous trouverez
Mon terril est à nouveau vide
Avec ce soleil couchant tout devient plus lent
Le rouge le noir le paradis et l’enfer
Je ne comprends toujours pas
Mais je me sers quand même une bière
Elles sont jolies ces petites bulles à la lumière
Cela me fait penser à de petits espaces de mystères
Certaines éclatent à la surface et s’éclatent doucement à ma face
Je prends une grande gorgée
Après tout
Mystères engloutis
Mystères à vie



 


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