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M' lampiste, histoire d'une chanson ch'ti populaire, suite
par PAILLART André le, 15/11/2010  

Voici une étude de l' histoire de cette chanson à laquelle Guy Dubois célèbre auteur patoisant régional, s'est livré avec l'aide de quelques personnes âgées de la ville de Haisnes.


Si l'on examine attentivement le vocabulaire ,on peut en déduire qu'il émane directement du monde de la mine et que ce texte n'a pu être écrit que par un familier de ce secteur bien particulier de la fosse : la lampisterie . Ce lieu symbolique où le mineur rencontrait un regard féminin, pour la dernière fois, avant de plonger dans les ténèbres, emportant sa lampe qu'elle avait consciencieusement entretenue.
-"....in d'mande à ches filles es' lampe pour dévaller" ...chaque mineur utilisait toujours la même lampe marquée d'un numéro qui correspondait au jeton personnel qu'il remettait en échange ,appelé aussi taillette.
-"...in les ravise ed' coin, in serre ses mains dins sin béguin...", cette coiffe en toile bleue qui adoucissait le port de la barrette.
-"...quand t'armets d'z'allumettes dins m' lampe quand i n'n'a pus..." , ce sont des pierres à feu qui permettent l'allumage de la mèche, à la manière d'un briquet à essence.
-"...pisque t'as du déchet..", il s'agit des déchets de coton provenant des filatures et des tissages de la région lilloise rachetés par les compagnies minières en guise d'étoupe ou utilisés pour le nettoyage des lampes.
-"...té sins un peu l' benzole..." c'est une appellation locale ,il s'agit de la benzine , huile volatile qui alimente les lampes .Plus loin ,l'auteur souligne "...et' figure tout plein d'huile.." ,car les lampistes étaient chargées de remplir les réservoirs des lampes.

Ces quelques remarques, la description détaillée de l'habillement de la lampiste (mouchoir bleu sus t'tiête avec des tiots pos blancs, tin jupon d'indienne...) prouve que l'auteur est issu de ce milieu.
De plus cette chanson est une déclaration d'amour d'un galibot à une jeune fille .
A l'époque, les jeunes filles sont employées à la fosse dès l'âge de 14 ans à différents postes : moulinage, triage, et lampisterie.
-"...quand t'archeus à l' quinzaine.." , leur paie constitue un apport non négligeable au budget familial . En général, elles quittaient cet emploi dès qu'elles étaient mères de famille .
Le dimanche était consacré à l'amusement pour ces jeunes gens qui avaient ouvré dur toute la semaine , et le cinquième couplet vient nous éclairer particulièrement sur l'origine de cette chanson.
-"...El' diminche dins ch' villache..", nous sommes donc dans un village qui est devenu une petite commune minière, et non dans une grande concentration minière comme Lens ou Liévin.
-"...j't'aperchos tout in nache (en sueur) juste à l' porte d'un crin-crin...": il s'agit des orgues limonaires dans lesquels on glissait un sou en bronze pour obtenir un air de musique. Par extension, les cafés qui possédaient cet instrument de musique étaient appelés "crin-crin"
-"...ohé, viens faire eun' danse avec tin galibot, j'té l' dis ,em' tiote Hortense, à mon Machu y'a un piano..." Et voilà ! Chez Machu il y a une "tardiole" ,comme on disait pour désigner ce piano mécanique qui permettait aux jeunes de danser.
Mais dans quel village minier se trouvait donc ce café Machu ?

L'crin-crin Machu à Haisnes

Indubitablement, cette commune où a été créée cette chanson est Haisnes lez La Bassée .
Après la guerre 1914-1918, le village , entièrement rasé , se relève péniblement de ses ruines. La fosse 6 de la Compagnie des Mines de Lens renaît de ses cendres. Dans la rue principale, les habitants reconstruisent leur logement. C'est ainsi que Hector Machu , ouvrier mineur, revient sur les lieux qu'il habitait depuis 1910 , non loin du carrefour de la route de Lens ,installe un baraquement et ouvre un estaminet tenu par son épouse ,Blanche Devise. Il complète son habitation par un autre baraquement et une "demi-lune" récupérés auprès des armées alliées et installés dans la cour. Hector est courageux et entreprenant: il travaille à la fosse 6 et cultive un grand champ. De nombreux ouvriers belges sont venus travailler à la briqueterie de Douvrin et d'autres participent à la reconstruction du village. Célibataires, le soir ,après leur journée, ils viennent boire un verre à l'estaminet Machu où Hector a installé un crin-crin dans la demi-lune : la jeunesse a vite fait de prendre l'habitude d'y venir danser au son du piano mécanique .Blanche est une forte femme et se montre à la hauteur pour y faire régner l'ordre.

Textes de Guy Dubois (avec son autorisation de publication).

A suivre...

par maurice devos le, 16/11/2010

ch't'histoire ed' déchet cha m'rappele un souvenir , qu'j'ai jamais oublié , et j'y arpinse souvint , min père qui rintrot ed' déportation , apres bin sur, X temps ed' récupération , ya travaillé al lampisterie d'el fosse 12 a lens , et au moins deux fos y ma inméné avec li quand yétot d'nuit , et y m'préparot un lit d'su in planque , avec comme matelas des déchets , j'avos 7 ou 8 ans , j'y dormos bin


  ( 4 photos)  


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