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question à ché mineurs l io qui ruissello
par minloute le, 26/10/2011  

j' va vous met' à contribution ché zanciens mineurs, page 13 du meme live de Joseph Mascart

i dit " l'eau ruisselle de partout mais il y a un carnet , un ruisseau, qui longe la bowette principale et qui ramène ces eaux jusqu à l' accrochage où elles seront refoulées au jour par d'énormes pompes"

j' voulo savoir si yavo toudis de l io qui ruisselo dins ché bowettes

j' voulo savoir aussi si yavo plus d io dans certaines fosses que dins d autes


j' va ptete dire eune bétisse, mais comme j a jamais déchindu au fond, chéto possipe qu in forant i quettent sur eune nappe phréatique

j' voulo savoir si yavo djà eu des zinnondations comme cha si i quéyottent su des poches d iau

aut' question yavo ti un moyen d' savoir du qui yavo des poches d io quand qui creusotent

merci d avinche pour vos réponses

par URBACZKA BERNARD le, 26/10/2011

OUI. Dans toutes les fosses, il y a toujours eu de l'eau.
Elle provenait des infiltrations des travaux aux étages supérieurs au fur et à mesure que la fosse s'approfondissait.

Egalement l'eau utilisée pour la foration, la lutte contre les poussieres et parfois des fissures et failles qui allait toucher les nappes phreatiques.

Dans les bowettes et les galeries secondaires , on entretenait un caniveau qui effectivement amenait les eaux vers l'albraque (au pied du puits, une galerie speciale recevait les eaux usées)

dans cet "ALBRAQUE" les eaux étaient reposées puis pompées vers le jour à l'aide de puissantes pompes.

Ce n'est pas simple à expliquer mais dans une concentration de puit (exemple;fosse9,24,10,8) toutes les eaux étaient envoyées à partir des albraques vers une seule 'SALLE DES POMPES' dans mon cas , la fosse 8 et là des pompes de 800cv, alimentées en 5000volts envoyait l'eau au jour(630 m) de là ça partait vers les bacs à slams puis le canal (la Deule)

On revient au sujet. Suite au modernisme (sout march, foration à l'eau, lutte anti poussieres) les quartiers avaient des pompes qui envoyaient l'eau usée par des tuyauteries vers l'albraque. C'etait le réseau d'hexaure..

il se peut que des anciens ait eu à subir des poches d'eau percées. mais quand on percait dans des vieux travaux, le percement "AUX EAUX" se faisait un week-end' et c'était préparé a l'avance avec geometres , techniciens et tout le tra la la.

J'espère que je ne suis pas trop compliqué à suivre mais d'autres anciens viendront étoffer ce sujet.!!!

par Sopraniste de Bruay le, 26/10/2011

Bernard a tout dit sur le sujet. Au 3 de Bruay en Artois, au cours d'un creusement d'une bowette montante 17°, entre l'étage 475/360..
Après la foration et le minage les ouvriers étaient remontés, d'une vingtaine de mètres, le chantier en faisait déjà une cinquantaine..
Le chef de poste et le boutefeu s'arrêtent net, et voient un filet d'eau qui ruisselle..

Cha y est dit el chef ed poste, on crevé un tuyau in buquant... Mais le débit devient plus important,ils rebroussent chemin en courant..
Ils tournent au pied de la bowette et crient ""sauvons nous y a d'el l'ieau qui dévale...
Tout le monde courent entrainant le personnel avec eux, les autres ne comprennent pas, mais ils font comme les autres, ils courent.

d'un seul coup l'eau les rejoint, ils accélèrent, et se réfugient dans un petit treuil montant.... à temps..... car une vague d'eau envahit le quartier, et l'eau se répand jusqu'à l'accrochage, qui bien sur avec la distance, le niveau n'est pas trop haut...
l'eau se répand dans les carnets et sera pompée par les pompes d'exhaure jusqu'au jour...

Moi je ne travaillais pas encore au fond, mais ce récit c'est mon père agent de maitrise qui me l'a raconté..
C'est une poche d'eau des vieux travaux qui avait cédé lors du minage.
On aurait peut être pu le prévoir??, mais de la à dire qu'il existait une poche d'eau, non, personne ne pouvait savoir.. à moins de faire un sondage auparavant, et encore!!

par maurice devos le, 27/10/2011

bin mi j'su pas d'accord avec Bernard , yavot pas d'el l'ieau din tous chés fosses , à part el l'ieau d'chés foraches , et pi din chés tals el l'ieau j'ai oublié "ch'nom" pour éviter l'poussière et cracquer ch'carbon

par conte ech'j'su bin contint d'savoir s'que ché
un carné (t), j'ai intindu ch'nom la el première fos din l'canchon ed' Tanière "ch'méneu d'bidet"
ed' pu ch'temps j'ai essayé d'savoir s'que chétot, in posant l'question à min frère et à des plus viux qu'mi, ya personne qui connaichot, faut croire qu'sur Lens yavot pas d'infiltration

cor in cosse , Bernard et Jacques y parlent ed' des "albraques" ou qu'ête cosse comme cha, j'avos non pu jamais intindu parler d'cha

par URBACZKA BERNARD le, 27/10/2011

Bonjour.. Je reponds à Mr Devos. Peut être que certaines fosses étaient moins "mouillées" mais c'est à ce que j'appelle les étages superieurs (profondeur jusque -300), mais il y a toujours eu dans le 'fonçage' des trous de fosse la traversée des nappes phréatiques et dans cette zone ont posait un 'cuvelage' renforcée.

L'eau qui venait de la veine était aussi le résultat de l'infusion (je crois que c'est le mot que Mr devos cherche).. Il est sur que quand l'on faisait des tournées de sécurité avec le délégué dans les étages supérieurs qui servaient de "retour d'air" choto sec et queu poussiere!!!!

oui il y a eu peut être des fosses sans gros problème d'eau. 'L'ALBRAQUE' était une galerie avec des cuves maçonnées (la largeur de la galerie sur parfois 50 m de long) toutes les eaux venait par tuyauteries (les tuyaux d’exhaure).
Comme ça l'eau se décantait et quand le niveau était 'bon' les pompes se mettaient en route!!!!

A la fosse 2 de Oignies il y avait à -325 une salle des pompes avec 'des pompiers ' qui mettait en route manuellement. Quel cirque!!! je les vois encore , mettre en route, attendre que la pression soit bonne, sauter sur les pompes et ouvrir les vannes manuellement pour que l'eau remonte!!! queu cirque!!!

et ensuite à moins 630 à la fosse 8 c’était automatisé dans l'ordre
1 les pompes nourrices alimentant les grosses pompes se mettaient en route
2 la cabine haute tension 'claquait'
3 les grosses pompes se mettaient en route.
4 dès que la pression était suffisante (pour conter le poids de l'eau dans les tuyaux (630 m quand même) les vannes motorisées s'ouvraient et hahue!!!!

ça faisait partie de mes fonctions en tant qu'agent de maitrise electro donc j'y allais souvent (pour l'entretien) qui était une charge de travail énorme.
j'en ais même profité pour filmer tout ça mais chut!!! c'était interdit!!!

par URBACZKA BERNARD le, 27/10/2011

ça me turlupine pour expliquer le pompage: je parle de pompes nourrices qué za ko????

Les grosses pompes principales compressaient l'eau pour l'envoyer vers le jour mais elles étaient incapables d'aspirer l'eau de l'albraque.

Donc on mettait des pompes "NOURICES" de 50 cv (on les appelait aussi 'pompes de gavage' !!!) le mot veut tout dire ; elles aspiraient l'eau et GAVAIENT" les grosses pompes qui n'avait plus qu'a refouler vers le jour!!!!
c'est un peu complexe et très simple à la fois!!!!

par maurice devos le, 28/10/2011

merci pour tous chés précisions bernard , entre nous monsieur devos , ché pas mi , mi ché maurice

j'ai suremint pas eu l'occase ed' connaite chés infiltrations , tant miux cha ma permis d'éviter s'que jacques y esplique
mais au 9 ed'lens in étot à -559 ou -659 mettes , et au 15 ed' lens chétot cor plus
pour el l'ieau din ché tals , (ch'nom y ma arvénu) chétot chés injections

et ché vrai qu'yavot moins d'poussières pindint l'abattache , et ch'carbon yétot plus (facile) à abatte , mais din certaine tales attintion ach'délavache , j'ai malheureusemint eu l'occasion , d'ête un témoin d'in accident mortel à causse ed' cha


 


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