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Les réfugiés de la guerre 1914-1918
par Marie-Claire le, 20/11/2012  

Il y eut pendant la première guerre environ un demi million de femmes, invalides et enfants qui furent exilés vers d'autres régions, plutôt vers le "sud" d'après ce que j'ai compris
C'est un épisode de cette guerre dont on ne parle jamais

Aussi je suis à la recherche aujourd'hui de témoignages de personnes qui en aurait entendu parler dans leur famille, cela peut concerner des grands parents dans la plupart des cas

Si vous avez des témoignages sur ces événements, même infimes soient-il, je vous remercie par avance de nous en parler


Pour que les choses soit plus claires je vous mets un extrait d'une demande que j'ai reçue par mail, je sais que ces témoignages feraient énormément plaisir à ce monsieur

"" ...Leur évacuation par un des trains organisés par les autorités allemandes, passant par la Belgique, l'Allemagne et la Suisse, soucieuses de se débarrasser de ces dizaines de milliers de bouches à nourrir

C'est près d'un demi million de femmes, invalides et enfants qui ont été ainsi expédiés sous bonne escorte durant un voyage qui pouvait durer 8 jours dans des conditions spartiates jusqu'à Evian et Annemasse où après contrôles ces réfugiés pouvaient enfin trouver le train les amenant à leur destination finale chez des amis ou des personnes de leur famille à des centaines de Kilomètres de chez eux et où ils allaient vivre parfois difficilement.

Ces personnes ayant vécu cet arrachement plein d'incertitudes, ce dépaysement en régions inconnues, ces rebuffades de voisinages hostiles, ce retour en pays ravagé après un longue absence. ..."

par théo le, 20/11/2012

pour min compte personnel , j'me souviens que m'grand mère maternelle , disot souvint que pendant la guerre 14-18 a l'avo évacué dins la Nièvre . aparramint a l'vivo dins ché bos , et pour minger, a l'tindo des pièges à monieaux et braconot .
mais je n'ai jamais posé plus de questions à c'sujet, chose que je regrette beaucoup . mais ché elle qui ma appris à attraper des monieaux .
lorsqu'elle a évacué a l'avo eune douzaine d'année.

ché tout c'que sais , et j'ai pu personne qui pourro m'donner des rinseignemints la d'su . tout l'monde dins l'famille est mort depuis bien longtemps , et pourtant j'auro bien des questions à poser.
(trop tard )

par minloute le, 20/11/2012

les grands esprits s' rencontrent, ou tout du moins j avo décidé d' venir sur hdc, ouais in dit cha inter nous avec marie claire, pour parler d un souvenir qui m a arvenu d' min père

ch' est pas directemint lié à ché réfugiés quo que ....

j' voulo vous parler d eune série de 2 reportages qui s appellent " les moissons de fer" , ché eune série qui do commincher à dater, am' mote dans les années 90, car j' me souviens les avoir vu lors d un séjour à bruay chez mes parints

min père, né en 1911, avo des souv'nirs des' n enfance, d' sin père partant à la guerre, des permissions, des alertes aux bombardemints, mais ch' est en ravisant ché reportaches qui s a arpris dins l' gamelle ,escusez l expression, un viu souv'nir d infance

du coté maternel d' min père, ch est la famile Furgerot , et i zétotent basés à gonnelieu et tchiots alentours , au sud de cambrai

la famile Furgerot ale éto djà séparée depuis la fin du 19 ème siecle, vu qui avo eune partie qui éto partie à bruay pour travailler dins ché mines, chéto suite à des mauvaises récoltes, et eune aut' partie del famile ale éto restée su plache ...

les liens étotent restés forts inter ché mimpes d'la famile, et l occupation allemande avo de fait suspendu les allers et venues

pire, yavo eune partie d' la famille qui habito bouchavennes bergen , i zétotent partis dins del famile à ablincourt pressoir, pi quand qui a eu l offensive éclair allemante, i zont pas voulu arvenir vers ch' front , zont préféré resté par ichi

d' là i zont du arpartir plus à l ouest pour et' loin des combats du coté d amiens, et i zont pu artourner chez eux qu ' à la fin de la guerre

par conte j a l' souvenir qu' min père i dijo qui yavo eu quelques échanges d' courriers, cha parto par la suisse et cha arrivo en france

par Bernard Bourdon le, 20/11/2012

Des informations sur la grande guerre à cette adresse :

14-18 la grande guerre

par galibot13 le, 24/11/2012

Augustin Viseux in parle dins sin life 'Mineur de fond'

par Marie-Claire le, 26/11/2012

Pour compléter le sujet je regroupe les témoignages reçus par d'autres sources


Témoignage d’Odile D.

Louvet Joseph né le 23 juillet 1908 à la cité 7 de Mazingarbe
Je suis dans ma 82ème année et je n'ai jamais été une journée à l'école. J'avais exactement 6 ans et 2 mois à la déclaration de la guerre et je me souviens de tout. Un matin de septembre 1914, vers 2 heures du matin, les soldats sont venus frapper à toutes les portes, il fallait partir tout de suite ; les hussards n'étaient pas loin de chez nous, ils nous ont dit de se diriger à Barlin, 8 km à pied. Nous sommes arrivés à la pointe du jour, c'était la vrai panique. Des camions étaient prêts à nous embarquer, un soldat m'a mis un camion et ma mère, mes frères et soeurs sont montés dans un autre camion et ils nous ont conduits à Bruay en Artois. Là, deux trains de wagons à bestiaux nous attendaient avec de la paille à l'intérieur et nous sommes restés trois jours dans ceux-ci, nous avons ét ravitaillés dans toutes les gares. Nous sommes arrivés trois jours après à Moulin et une dame que je ne connaissais pas, me tenait toujours par la main.

Le train de ma mère est parti à Bonnet et moi, j'ai été conduit dans une grande salle, une sorte de grange avec de la paille et la dame me tenait toujours la main. Nous étions plusieurs enfants perdus, le 4ème jour, des gens sont venus me chercher avec une voiture et un cheval pour me conduire chez eux dans un petit village qui s'appelait Mazurier. On m'a mis couché dans une caisse remplie de paille à coté du cheval. Ces gens n'étaient pas méchants, ils me donnaient à manger du pain, du beurre, du lait et beaucoup de poires cuites. Douze mois ont passés, on m'a reconduit chez ma mère qui avait été retrouvée dans un village qui s'appelait Sauzé, toujours dans ce département de l'Allier.

Quelques jours après, mon père a été démobilisé et est venu nous rejoindre. Le calvaire allait commencer, ce n'était plus un père, c'était un bourreau. Ils nous envoyait de porte en porte faire de la mendicité et si on n'en rapportait pas assez, il y avait la punition, à genoux, avec les bras en l'air. Au bout d'un certain temps, les bras s'affaiblissaient et à ce moment, je recevais un coup de fouet. Celà a duré des mois et des mois. Un jour que je n avais rien rapporter, les gens fermaient toujours leur porte, j'ai voulu voler des oeufs dans une grange de ferme. Les gens m'ont aperçus et ont envoyés le chien sur moi, il m'a mordu au mollet gauche et j'en suis encore marqué.

En 1915, j'avais 7 ans. On a été évacués dans les alpes maritimes, un petit village qui s'appelait Pigomas et quelques jours après notre arrivée, la mendicité a recommencé et toute sorte de travaille toujours la même punition à genoux les bras en l'air.

En 1917, j'avais 9 ans, le bourreau a décidé de repartir dans le pas-de-calais. Nous avons eu droit au train jusque Paris, mais de Paris jusqu'au Pas-de-Calais il n'en était pas question. Alors le bourreau à décidé de repartir a pied pendant 10 jours et chaque soir couchés dans les granges.
Le 10ème jour nous sommes arrivés à Mazingarbe une maison était vide dans la rue du marais. Mazingarbe qui avait été occupé par les soldats parti quelques jours avant. Nous avons commencer à mettre des sacs avec de la paille pour dormir les deux premières nuits. la maison était remplie de rats. On en a tué au moins vingt cinq au moins, et nous étions à cinq kilomètres du front. Les allemands étaient à Vermelles et ensuite le bourreau nous a retrouvé un nouveau travail, il nous envoyait faire du commerce avec les anglais dans le village de Vermelles et les obus ne cessaient de tomber chaque jour davantage et nous n'avions pas vendu assez, la punition revenait toujours et cela a duré au moins six mois.

En 1918, la dernière fois que nous sommes allés à Vermelles, dix minutes après notre arrivée, l'attaque se déclenchait et je ne voyais que des morts et des blessés sur le sol t je ne pouvais plus ouvrir les yeux. Un soldat anglais m'a pris et m'a descendu dans une cave, une ancienne brasserie de Vermelles où il y avait déjà de nombreux blessés et morts, il y avait plein de gaz et un anglais m'a nettoyé les yeux. Quand l'attaque s'est terminée vers 11 heures, je suis remonté, il y avait des morts et des blessés sur la route, je suis reparti en courant, le bourreau en premier lieu m'a insulté parce que les marchandises étaient perdues.

En 1918, j'avais 10 ans lorsque la guerre se termina, j'aurais pû faire encore cinq ans d'école, le bourreau n'a pas voulu, il m'a placé dans une ferme pour garder les vaches chez madame Cambier à Mazingarbe. Je partais à 8h30 le matin avec les vaches jusqu'à 17 heures 30 sans boire ni manger.
A douze ans, il m'a fait embaucher avec un couvreur, il s'appelait Aimé Delbarre. C'était une brute , il me giflait, il me marchait sur les mains en descendant de l'échelle. Le jour de mes treize ans et demi, je suis descendu au fond de la fosse 2 de Mazingarbe. A 20 ans je suis parti être soldat en Allemagne et je n'ai jamais eu un centime de personne, je suis parti 18 mois... Voilà ma belle jeunesse !

NB d'Odile: Joseph Louvet un ancien mineur de Mazingarbe et qui aurait 104 ans.....
Je suis amie avec les filles de Joseph Louvet
voila pour le document relatant les enfants de la guerre 14/18. C'est de l'histoire ancienne sans doute mais ça a quand même été vécu



Témoignage de JC Dedourges :

Ma mére née en 1908, un oncle né en 1906, et un autre oncle.ont été de Harnes évacués à Rieux minervois entre Carcassonne et Perpignan.
il ont été à l'école las-bas. Ma grand-mère maternelle est restée à Harnes elle a été réquisitionnée par les allemands pour faire les lessives des troupes qui passaient pour aller à Lorette et Vimy.
Combien de fois elle m'a raconté que ces jeunes allemands à qui leur commandement leur disait qu'ils allaient à Paris pleuraient quand ma grand-mère leur disait (nish paris loretto).
Mon père lui est parti au front à 19ans en 1914.Il a été fait prisonnier et mis dans un camp en Allemagne à Amberg.pendant toute l'occupation de nôtre région mon père pouvait communiquer par courrier avec ses parents. Par contre aucune nouvelle de son frère qui combattait de l'autre côté.
Un jour de mars 1919 un détachement de chasseurs à cheval à délivré le camp de prisonniers d'Amberg et parmi eux un brigadier qui était mon oncle le frère de mon père. Je ne vous dis pas la joie de ces deux frères qui se retrouvent vivant et qui ne s'était pas vu depuis 1914. Soit 5 ans après



Témoignage de Vital Potié

j'vais t'dire m'mère al est née à AURILLAC in 1916, ses pinrins ont été évacués d'Mazingarbe quand???? combien qui n'a eu ???? et combien d'temps qui sont restés là bo ????? in a jamais caché à savoir .


Témoignage de Claude D.

Il y a un livre qui décrit l'exode des lensois lors de la 1ere guerre puis leur retour dans une ville entièrement détruite: 'Le martyre de Lens'. Il a été écrit par Emile Basly, Maire de Lens à l'époque. Il est en libre lecture sur le site NORDNUM de l'Université de Lille.

Voici le lien : http://nordnum.univ-lille3.fr/sdx/nordnum/consultation.xsp?b=B590092101&d=00093.102_001&mime=pdf

Nordnum - consultation
nordnum.univ-lille3.fr

A lire aussi dans le même registre : Dans la Fournaise de Lens aux éditions Gauheria : le journal personnel de Léon Tacquet, Notaire de Lens qui raconte Lens sous l'occupation allemande jusqu'à l'évacuation de la ville en 1917 et l'exode.


par Malou le, 02/12/2012

Témoignage de Malou
Mon père, né en 1914, a fait partie de ces réfugiés avec sa mère , ses 4 frères et soeurs et quelques autres membres de sa famille; mon grand-père, malgré ses 36 ans et ses 5 enfants a été mobilisé dès le 3 août 1914.

Ils ont quitté leur village de Sailly-en-Ostrevent (entre Arras et Douai), en convoi et par le train je suppose , pour se retrouver en Belgique, à Gesves, une commune située dans le Namurois; j'ignore la date de départ de cet exode ainsi que la durée du séjour en Belgique mais je crois que c'était le temps d'une mise en quarantaine.

Mon père, qui devait avoir 2 ans, a été soigné par un médecin allemand: tombé dans l'eau glaciale d'un lavoir, et sauvé de la noyade par son grand frère Joseph, il avait contracté une pneumonie.

La famille a été ensuite dirigée en convoi, via l'Allemagne, vers la Suisse où la Croix Rouge de Genève les a pris en charge; et ils se sont retrouvés en Isère dans un bourg dénommé Les Abrets; mes oncles et tantes ont été scolarisés à l'école du village et, d'après leurs souvenirs, l'accueil n'a pas été des plus chaleureux; les enfants se sont parfois affrontés dans les rues du village et il y a eu quelques jets de cailloux!

Le livret militaire de mon grand-père indique qu'il a été "renvoyé dans ses foyers" le 18 octobre 1919 et qu'il s'est retiré aux Abrets.
Lorsque la famille est revenue dans son village du Pas-de-Calais, il avait été complétement rasé; ils ont vécu dans les logements provisoires appelés "demi-lune" en attendant la reconstruction de leur maison .

Je joins une photo d'enfants français réfugiés à Gesves (parmi lesquels Joseph, le sauveteur de mon père).


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