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Le carreau de fosse
par guerriot le, 19/04/2014  

Le carreau de fosse.
Il est un endroit qui enchanta les quelques années de ma seconde enfance : la carreau de fosse.

Cet espace, qui tenait du terrain vague, servait d’entrepôt : un fatras de rails, de traverses, de berlines, des scories…
Cet endroit nous attirait car il était défendu, bien entendu ! Une haute palissade de pieux épointés surmontés de barbelés en interdisaient l’accès.
D’ailleurs un garde, monsieur Delion (le bien nommé !) veillait, nous inspirait une délicieuse terreur et nous appréhendions fort ses interventions auprès des parents.

Malgré tout, nous bravions ces menaces et notre petit groupe de garnements rejoignait ce terrain de prédilection : Edmond, Jeannot, Richard…bien d’autres encore.
Encore la vigilance de ma mère m’empêchait-elle de les suivre parfois.

Invariablement, les berlines nous attiraient. Ces wagonnets à notre taille roulaient sans difficultés sur des voies étroites qui s’achevaient par des butoirs.
Le jeu consistait à entasser sept ou huit galopins dedans, alors que d’autres poussaient de toutes leurs forces et à toute vitesse depuis l’extrémité de la voie. Immanquablement, la course vertigineuse, échevelée, se terminait dans un violent fracas contre les butoirs. Volaient les bérets, déraillaient les berlines, débarquaient brutalement les voyageurs. Les rires de fuser, de s’étrangler dans les gorges ; bordées de cris et de jurons.

Des queues (rondins) providentielles servaient de leviers et aidaient à replacer les roues sur les rails. Et l’on recommençait, voilà tout !
Jamais un accident ne survint… Des ecchymoses, des écorchures , on ne s’en plaignait pas : les grandes personnes n’y avaient pas leur part.
L’arrivée inopinée du garde et de son chien nous précipitait par-dessus la palissade qui gardait parfois en trophée un morceau de tissu déchiré…

Après bien des années, beaucoup de joyeux compagnons de jeux ont disparu et je pleure ce qui ne sera plus jamais.


 


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