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pélerinage en Artois, cimetière allemand
par bourdonb le, 07/11/2005  

LE CIMETIERE ALLEMAND DE LA MAISON-BLANCHE

Quittons la RN 25 et gagnons, par Ecurie, la route d'Arras - Béthune, la RN 37, de part et d'autre de laquelle se sont déroulés des combats meurtriers, épiques.

Roulons en direction de Béthune. La route est droite. A 6 km environ d'Arras, se détachent à l'horizon sur une hauteur : à gauche, un grand bâtiment, à usage de ferme ; à droite, en bordure de la route, de la verdure, et, dans les champs, les cimes touffues d'arbres espacés.

Un panneau indicateur signale un cimetière militaire allemand ; le regard perçoit des croix très vite cachées par une haute haie d'arbustes, une haie qui n'en finit pas, et dont on atteint l'extrémité, surpris ...

L'entrée? Elle se trouve vers le milieu. Si discrète que l'on passe à côté. Une simple ouverture dans la haie, une modeste plaque scellée dans le sol : « Cimetière alle¬mand de Neuville-St-Vaast (1914-1918) ».

Un champ planté de milliers de croix noires sur un tapis de gazon vert. Pas de fleurs, quelques arbres perdus par-ci, par-là. Un champ dont le regard ne peut d'un coup d'oeil embrasser l'étendue. Partout des croix noires, des croix noires. Et une grande croix, noire elle aussi, dans l'allée centrale. Un lieu d'une austérité écrasante. Un lieu sinistre.

36 761 tombes individuelles avec quatre noms par croix pour la plupart, 7 966 corps en ossuaire. Près de 45 000 morts dans un enclos de 9 hectares. Le « Deutscher Soldatenfriedhof » de Neuville-St-Vaast est le plus important cime¬tière militaire allemand en France.

Peu après l'entrée, une stèle, telle une grosse borne. Des inscriptions. Sur une face « Sei getreu bis in den Tod ». (Sois fidèle jusque dans la mort). Sur une autre face « ich Natte einen IKameraden, einen bessern findst du nicht », (J'avais un camarade ...).

Au loin, au fond du cimetière, un monument sans recherche. Une colonne sur un socle hexagonal. Trois rayons en forme de mur partent de la colonne et donnent du monument une vision triangulaire. Entre ces murs et en haut de la colonne: PRO PATRIA.

Les Allemands, eux aussi, sont morts pour la Patrie. Tous ont-ils voulu la guerre? Sont-ils tous aussi inhumains qu'on le dit ?

Dans un poste abri de Neuville Saint-Vaast reconquis vers la mi-juin 1915, les soldats découvrent, écrite avec beaucoup de soin, sur une muraille blanche, une poésie en vers allemands : « Erinnerung an Neuville ». L'auteur : un sous-officier, J. Reichmann.

SOUVENIR DE NEUVILLE
Neuville ! Ô effroyables amas de décombres
Plût au ciel que tant de guerriers allemands N'eussent jamais appris à te connaître
A travers les brasiers fumants des ruines amoncelées,
Jour et nuit nous courons, dans nos uniformes gris.
On emporte là plus d'un brave camarade
Que les bombes et les grenades ont tué.
Quel destin astucieux avait décidé que sa vie palpiterait là pour la dernière fois
C'est dans les caves que beaucoup sont enterrés,
Ils ne voient plus la lumière du jour.
Pas une croix, pas un monument ne marque leur tombe,
Car le combat ne nous a laissé aucun répit.
Mais Neuville sera nôtre, nous l'aurons bientôt.
Alors nos camarades y pourront dormir en paix.
Ils ont combattu sur la terre étrangère
Avec Dieu, pour le Roi et la Patrie,
Tandis que dans l'angoisse, au foyer,
Femme et enfant attendent vainement l'époux et le père.
O France! Prends garde !
Sinon il se versera encore beaucoup de sang à Neuville.
Allons, nos braves, nous quittons vos tombes.
Mais nous vous garderons dans notre mémoire,
Car vous êtes morts ici, en faisant fidèlement votre devoir,
Et c'est ce qu'un camarade n'oublie pas.


Un véritable cri humain devant les « ruines amoncelées », devant des frères d'armes enterrés dans les caves, devant l'angoisse de ceux qui sont restés au foyer. Mais aussi que la France prenne garde ! C'est un guerrier allemand PRO PATRIA.


 


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