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Mes premières vacances à la mer
par GJD le, 23/11/2015  

Mes premières vacances à la mer.
Un matin d’été. Enfin les vacances. Adossé à la porte à deux battants, façon porte d’étable, comme dans tous les corons, les fesses au frais sur la pierre bleue (*) du seuil de la maison, j’essaye de vendre des vieux comics aux passants du coron.
Une caissette à orange aux pieds avec des Buck John, Hopalong Cassidy, Kit Carson, Buffalo Bill, Garry, Choc, Pépito, Grand-mère Tartine, Pim Pam Poum, Mandrake etc…

A 10 Francs certains exemplaires partaient ; juste de quoi s’acheter un carambar, ou une petite boîte de coco Boer, cette poudre de réglisse que l’on mangeait en y trempant un doigt humecté ou le bout de la langue pour s’en mettre partout ; la boîte était à peine plus grande qu’une pièce de 5 cents d’aujourd’hui.

Un bruit de clenche, ma mère ouvre la partie supérieure de la porte d’entrée et j’entends : vous partez à la mer demain. Vous, c’était mon frère et moi. Joie, naturellement. Nous n’étions encore jamais partis en vacances en famille en dehors d’un dimanche à Malo les bains ou Berck à l’occasion.
En fait, c’est notre grand-père qui était venu nous offrir la possibilité de rejoindre notre sœur, en vacances à Sainte Cécile avec sa famille.

Nous partons seuls la rejoindre. Prendre le train pour la première fois à la gare de Bruay. Arrivée à Dannes Camiers. A l’époque, pas de route à proprement parler pour aller à Sainte Cécile, juste un chemin sableux, bien droit, des arbres, des fourrés, des ronces, des oyats, des dunes, pas l’ombre d’une maison. Valises à la main, ce n’est pas facile de marcher dans le sable. Enfin le chemin s’ouvre en entonnoir vers la mer au fond.
A droite, un hôtel seul rescapé de la guerre sans doute, mais non, un peu plus loin, un autre derrière, tout aussi isolé dans les dunes avec des embryons de rues. A gauche, le magasin Legarec, épicerie, boulangerie, boucherie, légumes, gaz etc…et, juste avant, une pompe à eau Bayard à volant que tourne une femme, notre sœur.

Coup de chance car, pour la retrouver parmi les dunes, la partie n’était pas gagnée d’avance. Après les embrassades nous voilà partis dans les dunes. A gauche, des drapeaux sur un blockhaus assez long, le café « les drapeaux » ancienne infirmerie pendant la guerre, encore deux trois dunes à passer et c’est un petit blockhaus, une ancienne soute à munitions, son nom : « Les sardines ».
C’est le blockhaus de notre tante et je dois dire qu’il portait bien son nom, trois mètres par trois. Il y a juste deux lits d’une personne superposés, une petite table et quatre chaises. Nous serons six désormais à y vivre.

A cette époque, pas de camping, tous les blockhaus sont occupés par des mineurs qui y trouvent là une maison de vacances. Ainsi monsieur Clément Lefebvre, le porte-drapeau des pompiers de Bruay, qui habite la rue d’Alger, dont le blockhaus est un peu plus loin, complétement sous les dunes. Il faut, pour y accéder, descendre un escalier fait, tout comme les côtés, de sacs de ciment durci.
Face à la mer, en haut de la dune, déjà fortement en pente vers la plage, le blockhaus à Marich, un polonais de la rue de Constantine.
Aujourd’hui il est bien assis sur la plage, à plus de vingt mètres de là où il était. La mer a bien grignoté les dunes.

Ces dunes sont encore truffées de douilles et pointes de balles. Vers Hardelot, elles sont interdites d’accès par des barbelés au niveau de la canardière. Il y aurait encore des mines. Juste avant ces barbelés un petit chemin fait de caisses de munitions en fer avec, de chaque côté des douilles d'obus. Surprenant et impressionnant pour un gamin, nous sommes à la fin des années 50 et c’est encore là. Dans le prolongement du magasin Legarec, sur le haut de la dune, face à la mer, un grand cercle avec un rail pour le circonscrire. L’emplacement d’une grosse pièce d’artillerie me dira-t-on.
Sur la plage, il n’est pas rare de voir ces grosses mines marines rondes hérissées de piques détonateurs. Des boules de mazout partout. La plage, avec ses bains quand le temps s’y prête, car il faut à la fois savoir entrer dans l’eau mais aussi en sortir, accueilli par le petit vent frais qui lèche les vagues. De quoi faire dresser des poils encore absents. Et ce maillot en toile qui colle aux fesses et met une heure à sécher. Seules les bâches réservent une eau chaude.

Alors, avec une petite épuisette achetée chez Legarec, c’est la pêche aux crevettes grises et elles ne manquent pas. Avec une tartine beurrée, un régal !
C’est aussi la pêche aux coques dans l’embouchure de la Canche. Gratter le sable boueux avec les doigts ou un râteau, pour les mieux équipés, pour en sortir de pleines poignées. Les laver sur place puis retour au blockhaus pour leurs faire cracher tout le sable qu’elles renferment encore. Une petite soupe Royco poulet vermicelle en paquet chauffée sur un réchaud Butagaz en entrée, le repas est servi.

Cette plage aussi qui réserve ses pièges. J’ai eu l’agréable surprise de marcher sur un culot d’ampoule cassée à moitié enfoui dans le sable. Mon gros orteil en a pâti en s’ouvrant largement sous le gros de la seconde phalange. Le morceau ainsi découpé baillait en pissant le sang. Je suis revenu en marchant sur le talon, marquant mon passage, tel le petit Poucet, de traces de sang. Après un nettoyage avec les moyens du bord et un sparadrap en guise de poupée, les jeux ont repris. Le sable a vite remplacé le pansement qui n’avait pas tenu, s’agglutinant sur les lèvres de la plaie ainsi cautérisée, en quelque sorte.
Aucune infection, rien. Comme quoi, sable plus eau de mer valent peut être mieux que tout autre traitement.

Je garde de ces moments beaucoup de souvenirs olfactifs. Les odeurs de sable chaud ou mouillé, des oyats, de la mer, du mazout, du cuivre des douilles, du poulet vermicelle et des crevettes grises, du béton froid et humide de certain blockhaus, des matelas gonflables en caoutchouc etc..
Les dunes aussi, formidable terrain de jeux où l’on peut se rouler sans avoir peur de se salir, où l’imagination rejoue la guerre.

Nous y retournerons l’année d’après, mais cette fois avec les parents qui avaient loué aux houillères des tentes de camping, façon bonnet de police. Autant dire que, là aussi, la place n’était pas immense et il fallait régulièrement vider la tente pour la désensabler et la retendre. Cette année-là nous sommes allés rendre visite aux Lefebvre dans leur blockhaus et faire avec eux quelques repas.
Madame Lefebvre nous a fait un jour, rétrospectivement, une trouille du diable. Pour chauffer leur habitat qui, même en été, était assez humide du fait de son enfouissement, ils avaient un poêle Gaudin en forme de fût qu’ils chargeaient de bois et de boulettes de mazout que madame allait glaner sur la plage. Ce jour-là, madame chargeait ledit poêle de boulettes de mazout quand brusquement Clément poussa un cri stoppant net le geste de sa femme. Et heureusement car, je ne sais pas comment son mari avait pu voir cela, mais ce qu’elle avait dans la main était une grenade française noire de mazout !

Des munitions, la mer n’a pas fini d’en rejeter. En 69 je suis retourné à Sainte Cécile et j’ai marché sur la plage vers Hardelot. Je me suis assis au bord des dunes pour regarder la mer, quand, au bout d’un moment j’ai tourné la tête j’ai vu, à deux mètres de moi, quatre obus de mortier non explosés, soigneusement alignés, comme prêts à servir. Sainte Cécile était pour ainsi dire l’annexe « bunkérisée » des mineurs bruaysiens en vacances, les dunes remplaçant les terrils.

(*) Pierre bleue ou petit granit, du bassin de la Sambre : Houdain-les-Bavay, Louvroil, carrières de Bocq en Belgique.


par minloute le, 24/11/2015

vraimint, in s y croiro, que bonheur à lire ....

par jpp le, 24/11/2015

Nostalgie quand tu nous tiens...
J'ai du t'croiser à Sainte Cécile GJD.
J'y sus allé quéques années de 8 à 19 ans, en alternance avec Trépied Cucq.
Si on arrivo par un chemin sablonneux chéto certainement l'accès par el plache de Sainte Gabrielle. Ed l'aute côté el route al existo déjà, et on arrivo ach premier magasin qui avo été construit par Louis Saléta, ech commerçant d'alimentation général du n°3.

Louis Saléta avo akaté un terrain à l'intrée de Ste Cécile et il avo fait construire un immeuble avec au rez de chaussé sin magasin et à l'étage des appartements. Construit par des camarattes. Bin nan que j'ai pas dit au "black".
Certaines années emme mère al faiso la cantine pour ché ouvriers et en remerciement, Louis Saléta i nous préto sin blockaux qui éto presqu'en front de mer in direction d'Hardelot.

Ché vrai que juste à côté vraimint sur le haut i avo un aute blockaux qui commincho à s'affaisser, vers 1960, et chéto eune fille del rue de Constantine qui y éto avec esse famille. El fille al se prénommo Marianne mais je n'arrive pu à me rappeler sin nom de famille. Elle fricoto avec Bernard, le batteur des Showers...

Pour arvénir à Louis Saléta, i faiso des aller et retours entre sin magasin de Bruay et pi Ste Cécile, et y profito d'emmener des produits à la vente et aussi quelques passagers à qui il rindo service, vu qu'il n'y avo pas de bus pour aller à Sainte Cécile.

Certaines années on allo aussi in location din une maison 3 pièces, tout confort, (par rapport au blockaus). Elle apparteno à l'famille Leroux del rue de l'esplanade.
Chéto des bonnes années du qu'in pouvo draguer au seul bistrot qui existe cor "el 421".

par GJD le, 25/11/2015

Salut Minlout’,
Merci pour tin complimint. J’sus contint d’vir que cha –t-a r’mis in mémoire tin premir voyach’ à Merlimont. On a été souvint à Saint Cécile mais après ch’étot in 4cv renault.

Quant à JPP, il y possib’, ‘fectivemint, qu’on s’a croisé mais quemint l’savoir. J’confirme que « l’rout’ » pour aller à Sainte Cécile ch’étot bien un qu émin d’sab’ et cha pour deux raisons.

L’première ché que j’sus jamais allé à Sainte Gabrielle aussi drôle que cha peut êt’es in étant si près. Faut dire que min terrain d’jeux y l’étot limité à chés dunes allant d’la droite in ravisant la mer quand on est sus grande plach’ qu’y a à ch’t’heur’ jusqu’à l’première canardière et sur la plage, pare’l.
Les rares fos que je m’sus allé du côté d’Sainte Gabrielle ché pour aller sus l’dune d’ù qu’y avot l’implachemint de l’batterie d’artillerie pas loin d’mon Legarec. D’plus, ém sœur m’a confirmé cha.

L’second’ raison ché qu’in réfléchissant à l’année d’ù cha s’a passé, ché plus sûr’mint vers 56-57 que fin 50. J’va joint’ des cartes postal’s d’Sainte Cécile des années début 60. On peut y vir’ que des maisons déjà arconstruites qu’al s’étotent pas là avant. Pour Marich, j’s’ais pas sin nom, nous on l’appelot toudis comme cha, al limit’, j’ s’ais même pas si ché sin nom ou sin prénom.

Anecdote au sujet du blockaus "Les drapeaux": A l'époque il se disait que lors de sa construction par des prisonniers, un gardien allemand y aurait été emmuré.
Lors de mon premier séjour, pratiquement toutes les maisons visibles sur les photos n'existaient pas en dehors du café le p'tit Quinquin et l'épicerie.
Sur l'une des photos ont peut voir des tentes louées aux houillières dont la noire particulièrement grande par rapportà celle visible derrière qui est du type de celle que nous avons eu.


par jpp le, 26/11/2015

sur el photo n°5 de Ste Cécile, ch" el café le 4-21 et si on part en direction du cycliste, on va vers el canardière.
El maison del famille Lerou al éto à 200 m sur la gauche... eune espèce de garage du qu'on avo mis des fenêtres.
Et in traversant les dunes ach-t endroit là on arrivo ach blockhaus de Saléta. Saléta avo d'aileurs construit une espèce de véranda qui donno sur l'entré du blockhaus qui éto complètement enterré din l'dune.


  ( 11 photos)  


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