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grisoumètre
par Minloute le, 09/01/2016  

En date du 13 decembre 2010

Minloute

Bonjour Jacques, voici la suite de « questions pour un champion »

Page 148 « nous traversons un terrain de bancs de rocs que nous appelions cuerelleux » « un coup de pic provoquait aisement une étincelle, heureusement froide et pratiquement sans danger »

Je voulais savoir comment on pouvait déterminer le taux de grisou sur un chantier, je suppose qu il y avait un grisoumetre, mais est ce qu il pouvait arriver que l on tombe d un seul coup sur une poche de grisou ?

Page 149 , on parle du puits de retour d air, pouvait on remonter par ce puits s il y avait eu un probleme lors de la remonte au niveau de l accrochage ?

Lors de la sainte barbe, les ouvriers travaillaient plus, c ‘ était le grand saccache, est ce que cette tradition a perduré après la nationalisation des houillères ? (car je suppose que l on travaillait plus longtemps , donc des risques plus importants d accident du travail )

Question pratique, nous sommes dans la période du grand saccache, je voulais savoir comment cela se déroulait, les mineurs restaient donc plus longtemps au fond pour abattre plus de charbon, mais pendant qu ils passaient plus de temps au sol, les personnes qui constituent la relève devaient ils attendre qu ils remontent pour redescendre ou plusieurs équipes pouvaient elles travailler ensemble sur le meme chantier durant la période précédant sainte barbe

Et y avait il véritablement plus d accidents durant cette période

REPONSE DE JACQUES JANQUIN

Bonsoir Dominique,
Je vais essayé comme d'hab' de répondre à tes questions interressantes,pour toi qui ne connait pas la mine.
En principe,dans les chantiers cuerelleux,qui sont les bowettes de liaisons du puits vers les fronts,on minait avec de la dynamite,et les mines étaient déclanchaient avec des amorces retard,
c'est normal,puisqu'il n'y a pas de grisou,les mines pétaient par seconde,ainsi le tir avait le temps de s'effectuer corectement,et de se dégager le mieux possible

.Par contre dans un tracage de 3,50m de haut avec une veine de 1m50 au milieu ou au daisne,avec un toit en haut, ou en bas et en haut quand la veine est au milieu,on utilisait des autres cartouches pour miner,et les amorces étaient des micro retard,le temps du tir était de 1 seconde,pour 5 secondes en cuerelles.

Pourquoi des micro retard dans les tracages,s'il y avait une présence minime de grisou,il n'avait pas le temps de s'allumer.
Dans les chantiers aussi bien en bowettes que traçages,c'était le boute feu qui décidait si on pouvait miner,suivant la teneur en grisou,et il n'y avait pas de grisoumètre à front,seul les gaziers en étaient munis,et il y avait une plaque en tôle dans chaque chantier,la date,la teneur en grisou,et la signature du gazier.
Mais comment savait on la teneur en grisou du chantier avant de miner,car le gazier,lui ne faisait que controler en passant.
Donc le boute feu,porteur de sa lampe à flamme,après la foration du tir de mines,prenait la teneur en grisou,autorisait le bourrage des mines,et après le bourrage des mines terminé,il reprenait la teneur en grisou,et savait si il pouvait buquer ou non.
Alors comment ??

Il réglait la flamme de sa lampe à 1cm,à partir du bord du porte mêche,la montait doucement vers le toit de chantier,si la flamme montait de 0,5 cm,il y avait 0,5°/° de grisou,donc il pouvait miner.
Si cette flamme montait de 1cm,il y avait 1°/° de grisou,là le minage était interdit,si la sortie d'air d'aération,était un peu trop loin des fronts,il faisait rallonger cette ventilation à 3m00 des fronts,puis reprenait la teneur du grisou,si elle était bonne, on minait..OUF!!! ca va?? complex non??
réglement oblige...
cela dans tous les chantiers avec présence de charbon....
donc je reviens avec les amorces de fils à buquer avec des couleurs différentes, et des numéros cela définissait,la longueur de l'amorce,selon sa position dans les tirs.
Au milieu du bouchon,c'était des 0,de couleur de fil rouge
.Et toujours les micros retard dans les chantiers avec présence de charbon,et retard dans les bowettes avec cuerelles,mais si en avancant le chantier en foration dégageait des présences de charbon,le porion était prévenu,et il fallait anuller la dynamite et revenir à l'explosif normal....

Pour ce qui est du problème de la remonte,on pouvait remonter aussi bien au puits d'entrée que de retour,à moins d'une embrouille mécanique,alors bonjour la cohue pour la remonte,car il fallait assurer la remonte des 2 puits,qui durait plus longtemps.

Pour la période de Ste Barbe,on travaillait normalement,comme tous les jours ,ces périodes étaient révolues depuis bien longtemps.

Disons que pendant cette période de grand saccage,les ouvriers travaillaient même le dimanche,c'était du non' stop,de toute façon,ceux du matin devaient libérer le chantier pour ceux du poste 2 font leur trait à leur tour,peut ceux du matin revenaient peut être de nuit ,et ceux de l'après midi,revenaient peut être le lendemain matin,ça je peux pas te dire,mais c'était envisageable...

Bonne lecture Minloute,j'espère que je n'ai pas été trop complex dans mes explications.
Amitiès


 


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