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pélerinage en Artois, les polonais partie2
par bourdonb le, 14/11/2005  

Dès janvier 1915, quelque 6 000 légionnaires appren¬nent le métier des armes dans le château Charterewski, sur la Vistule. Parmi eux, plusieurs centaines de légionnaires arrivés de New York et de Chicago après s'être embarqués au Canada pour Vladivostok.

Des milliers de volontaires sollicitent chaque jour leur admission dans les rangs de la Légion ; l'insuffisance de matériel de guerre retarde leur incorporation. Les cavaliers, issus de l'aristocratie, s'équipent à leurs frais et montent leurs chevaux.

Un nombre important de citoyens américains de race polonaise envisagent de grossir les rangs de cette Légion. Un projet qui parait n'avoir pas eu de suite conséquente par souci politique, l'état-major russe ne veut pas mettre en vedette les Polonais.

Combien de membres en définitive comprendra cette Légion? Car quelque 700 000 Polonais sont embrigadés dans les armées impériales, et jamais ils n'ont pu se constituer en armée autonome.

Lors de la débâcle russe en 1917, le général polonais Dowbar Musnicki tente de reconstituer une Légion polonaise. Il ne peut réunir que 20 000 hommes environ qui, malgré leur courage, ne pourront résister seuls aux armées allemandes, les autres restant disséminés dans l'armée russe.

Ce que les Russes semblent avoir refusé aux Polonais, les Français le leur donnent : par décret en date du 5 juin 1917, la France reconnaît la création d'une armée polonaise autonome, aux ordres du commandement français, mais combattant sous un drapeau national.

Lieu de rassemblement : Sillé-le-Guillaume, non loin du Mans. A l'entrée du camp, une double inscription encadrée par l'aigle blanc et un écusson tricolore
OBOZ WOJSK POLSKICH
Camp des troupes polonaises

Les uns y arrivent revêtus de l'uniforme bleu horizon sous lequel ils ont combattu en Argonne, dans l'Aisne, dans la Somme ou devant Verdun. D'autres, sous l'uniforme russe, venant des régiments envoyés sur le front français ou de contingents russes se battant en Macédoine. Puis, la Révolution russe ayant formellement reconnu que la restauration de la Pologne était une condition de paix future, c'est de Russie même qu'ils viennent.

Le camp de Sillé devient très vite un centre inter¬national où l'on parle polonais, russe, français, portugais, espagnol, allemand, anglais, tchèque, arabe. Une véritable tour de Babel » !

La nouvelle recrue, une fois admise après avoir fourni les preuves de son origine, reçoit une formation militaire suivant les règlements de l'armée française. Leurs officiers instructeurs ont servi dans les rangs français : le capitaine Kozlowski, leur commandant en chef qui était aux tirailleurs ; le capitaine Krasynski, sergent au début de la guerre ; l'adjudant-chef Rassek qui a reçu la croix de la Légion d'honneur le 14 juillet 1917. En outre, des professeurs donnent des cours de langue polonaise !

Des missions envoyées aux Etats-Unis et au Brésil y réalisent l'union de tous les partis polonais. Un devoir s'impose à chaque Polonais : participer à l'organisation de l'armée polonaise en France, symbole de la Pologne unifiée et indépendante. A Chicago, à la suite d'un immense meeting, 400 000 Polonais adressent leur reconnaissance au gouvernement français.

Le 15 octobre 1917, aux Invalides, l'armée autonome polonaise reçoit solennellement son drapeau national aux couleurs rouge et blanc : un aigle blanc sur fond cra¬moisi (Pourquoi l'aigle blanc sur les emblèmes nationaux de la Pologne ? La légende rapporte que Lech, fondateur de la race polonaise, qui passait son temps à chasser et à accomplir des exploits avec ses deux frères Czech (d'où Tchèque) et Rus (d'où Ruthène), découvrit un nid d'aigles blancs à Gniezno, ville des premiers rois de Pologne.). C'est au 1er bataillon de chasseurs, revêtus d'un uniforme bleu horizon avec un cor de chasse brodé en vert au col, qu'échoit l'honneur de le recevoir. Ce drapeau, c'est celui brodé et offert par les dames de Bayonne, et c'est celui que le porte-drapeau Ladislas Szuyski venait de planter sur le parapet d'une tranchée allemande lorsqu'il tomba mortellement frappé lors des combats d'Artois en 1915. Un drapeau traversé par plus de quarante balles ou éclats de shrapnells. Les couleurs nationales polonaises flot¬tent à nouveau librement.

Le 22 juin 1918, dans une clairière de Champagne, le Président de la République Poincaré et le Président du Comité national polonais Dmowski, ancien député, de Varsovie à la Douma, le général Archinard, chargé en France d'organiser l'armée polonaise, le général Gouraud dans l'armée duquel se trouvent les troupes de la Pologne moralement reconstituée participent à la cérémonie de remise de drapeaux aux régiments de la 1ère division polonaise suivant un rite traditionnel : messe sur un autel rustique portant la Vierge noire de Czestochowa, bénédiction des drapeaux, prestation de serment par les soldats :

«Je jure devant Dieu tout-puissant, Un dans la Sainte Trinité, d'être fidèle à ma Patrie la Pologne Une et Indivisible, et d'être prêt à donner ma vie pour la Cause sainte de son Unification et de sa Libération. Je jure de défendre mon Drapeau jusqu'à la dernière goutte de mon sang, d'observer la discipline militaire, d'obéir à mes chefs et de répondre toujours par ma conduite aux principes de l'honneur du soldat polonais. Ainsi soit-il ».


 


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