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Min Lens à mi, partie 1
par Claude D le, 27/12/2005  

L’mobylette ed'min père

Habitant à la fosse 14, rue Lamennais exactement, le dimanche après midi, une fois tous les quinze jours mon père m’emmenait au stade Bollaert pour voir un match du RC Lens. A cette époque, on ne disait pas "On va à Bollaert" mais simplement : "On va au match". Aller au match voulait tout dire, ça na pouvait être qu’au Stade Bollaert pour voir l’équipe qui enflammait tous les mineurs.
Les matches avaient lieu à 15h00 car tous les stades n’étaient pas équipés d’installations de nocturne. Donc, le dimanche, en tout début d’après midi, mon père me faisait monter sur le porte-bagages de sa Mobylette où il installait un siège pour enfants.
Et nous voilà partis !
Déjà à cette époque, il fallait arriver de bonne heure car il y avait du monde, les bons résultats du club et le manque d’autres distractions à part le cinéma, attiraient un public composé essentiellement d’hommes et de garçons. Je ne me souviens pas avoir vu beaucoup de filles "aux matches".
Nous, on allait toujours dans les "populaires" : elles se situaient en arc de cercle derrière les deux buts et composées de gradins en terre battue non couverts bien sur!

Les gardiennes d’vélo

On arrivait par la route de Béthune et la cité du 9, appelée "la cité des pensionnés". Dans la rue qui menait à l'entrée du stade, il y avait quelques maisons habitées par des retraités. C'est là que les gens déposaient leur vélos ou leur vélomoteur. Ils avaient inventé le parking gardé! Nous, où mon père déposait sa Mobylette, c'était toujours la dernière maison avant l'entrée du stade. Contre vingt francs à l'époque (qui allaient devenir plus tard vingt centimes), une dame gardait l'œil sur les engins pendant toute la durée du match. "Y'a pas d'risques, j'chuis toudi là !". Rien ne prouve que pendant le match, elle restait toujours dehors à surveiller.
De toute manière, il n'y avait jamais de vols ou de dégradations. Imaginez aujourd'hui déposer votre voiture dans un parking où il suffirait de dire un peu plus tard :"C'est celle là, la mienne" sans aucun reçu et qu'on vous tende les clés.
C'est pourtant ce qui se passait à l'époque: personne n'aurait imaginé qu'on puisse lui voler son engin.

Le p’tit pont

Pour accéder au terrain par la "cité des pensionnés", d'où venait tous les gens des quartiers nord de Lens (fosses 9,11,12,14, etc …), il fallait passer par un petit pont qui surplombait les voies du Chemin de Fer des Mines. Sur ce pont, on allait à trois de front au maximum. Pour entrer au stade, ça allait encore, les arrivées étaient étalées. Mais pour sortir, il y avait plusieurs milliers de personnes à passer par cet entonnoir. Alors, on attendait son tour, sans se bousculer, sans se chamailler, en discutant avec les gens. Ca pouvait durer une demi-heure les soirs de grand match. Alors, ça discutait, chacun y allait de son analyse. Finalement, on avait assisté au match et on avait en plus les commentaires d'après match. Canal + n'a rien inventé ! Une fois passé, on allait récupérer son vélo ou sa Mobylette "Chez el'femme" et on rentrait.


 


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