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saqueux d' cordiau (1)
par bourdonb le, 10/12/2006  

Pour les vieux Fouquiérois, et même pour les jeunes à qui les anciens racontent les vieilles coutumes, si plaisantes et remplies d'esprit gaulois, certaines histoires attirent sur leurs lèvres un sourire entendu bien significatif.

C'est que, en effet, il y a très longtemps, les habitants des villages voisins avaient trouvé, en guise de plaisanterie, à l'égard « ed' cheux d' Fouquières », un petit dicton, pas méchant, bien sûr, mais qu'ils ne manquaient pas de lancer à la figure des Fouquiérois qu'ils rencontraient : « T'as saqué à ch' cordiau ! » Dire l'origine de cette expression est difficile. Certains de ces voisins, par moquerie toujours, prétendaient qu'un jour « ech' cloqué d' Fouquières i pindot d'un côté ». Alors « tous chés gins d' Fouquières i z'ont lofé un cordiau d' laine à leu cloqué et i z'ont saqué d'sus pour l'ardrécher ».

Plaisanterie à la sauce gauloise, bien sûr, car les habitants de Fouquières d'autrefois n'étaient tout de même pas assez naïfs pour se livrer à une telle opération.

Toujours est-il que l'origine de ce sobriquet « saqueux d' cordiau » dont on nous affuble, reste un peu nébuleuse, de même que les Harnésiens expliqueraient difficilement leur surnom de « claquots d'Harnes ».

Une explication plus sérieuse vient à l'esprit lorsque l'on consulte le registre de paroisse. On y découvre, en effet, que, Il y a de cela plusieurs siècles, lorsqu'un événement heureux ou malheureux survenait dans une famille : baptême, mariage, surtout funérailles, les parents et amis de cette famille (il arrivait même qu'on faisait appel à d'autres gens à qui on payait à boire pour ce service) se rendaient à l'église, sonnaient les cloches à toute volée (il y en avait trois) et mettaient un point d'honneur à sonner plus longtemps que les autres familles.

Cela finissait par agacer les habitants des villages voisins lesquels devaient s'écrier : « Ah la la ! v'là cor chés saqueux d' cordiau ! »
Ces abus de sonneries occasionnaient de grosses dépenses, ainsi que nous le verrons plus loin, car les cloches ne duraient pas longtemps à ce rythme endiablé ! ? et les cordes encore moins.
Aussi, excédés autant, sinon plus, que les voisins, les membres du Conseil de fabrique de la paroisse mirent fin à ces abus, en 1861, en instaurant un règlement des sonneries de cloche et en nommant un sonneur attitré.
Sous la plume de M. le curé Robert, d'après de précieux documents retrouvés dans les archives, nous trouvons un extrait des délibérations du Conseil de fabrique sur le règlement des sonneries et le tarif du sonneur. Nous ne reproduisons que les parties nous semblant les plus intéressantes, car ce document comporte quatre pages écrites d'une écriture serrée.

Citons : « L'an mil huit cent soixante et un, le dimanche 7 du mois de juillet, les membres du Conseil de fabrique, dûment convoqués, se sont réunis au presbytère.
Présents : M. Charles Carpentier, maire de cette commune, M. Doye, desservant de cette paroisse, MM. Bruno Denoyelles, Henri Ansart, Benoît Druon et Jean-Baptiste Barrez. Absent : Barthélémy Lerouge.

La séance ouverte, M. Doye propose au Conseil, dans l'intérêt de l'ordre et des familles, de l'autoriser
1) à nommer un sonneur pour faire cesser l'état de gêne où il se trouve les dimanches et fêtes pour sonner les offices par les premiers venus de bonne volonté et le plus souvent par
des enfants ;
2) pour mettre fin à l'usage abusif où sont les familles d'avoir la cloche à leur discrétion dans les services funèbres et de l'entendre sonner des matinées entières par ceux qu'elles ont trouvé de bonne volonté, sans autre charge que d'aller se gorger aux dépens des familles, dans les cabarets qu'elles leur ont indiqués.
Pour mettre fin à ces désordres, faire un règlement qui détermine les différentes sonneries et ce que le sonneur pourra exiger de chacune d'elles.
Il pense, en faisant ces propositions, réaliser le veau de la paroisse, unanimement manifesté lors de la fraction de notre cloche, d'avoir des sonneurs attitrés.
Le Conseil, considérant que le moyen proposé par M. le curé est très sage et que c'est aussi ce que le public attend de nous, accède à sa demande.
En conséquence est adopté le règlement suivant

1) Le sonneur sera chargé de veiller au bon entretien de la cloche et de nous avertir à temps des dangers qu'elle pourrait courrir.

2) II sera exact à sonner à l'heure précise le dernier coup de la messe et des vêpres, les dimanches et fêtes d'obligation.

3) Seul, il pourra sonner les baptêmes, trépas et services funèbres avec l'avis préalable de M. le curé.

4) Il sonnera les offices, les baptêmes, les processions comme par le passé, mais pour les trépas et services funèbres, il sonnera la petite volée ou la sonnerie lugubre que nous appeIons grande volée.
La sonnerie de chaque trépas consistera dans une volée suivie de trois fois trois coups. Elle ne devra pas durer moins de vingt minutes, sans excéder une demi-heure, tout compris.

Outre les volées ci-dessus désignées, on sonnera encore à la messe pendant le « Dies irae », pendant la conduite du corps au cimetière et pendant l'inhumation.
Ainsi fait et délibéré à Fouquières-lez-Lens, les jour, mois et an ci-dessus.
Signé : Carpentier, maire ; Doye, desservant ; Druon, Ansart, Barrez et Denoyelles.
Ce document fut transmis à l'évêché et approuvé. »
Ayant fait appel à la mémoire des « anciens », nous avons pu reconstituer intégralement la liste des sonneurs attitrés de Fouquières, assez courte d'ailleurs, étant donnée leur assez récente institution, ainsi que leur longue carrière en cette fonction, pour certains d'entre eux.

Le premier en date fut, sans doute, Tertullien Goube. Ainsi que le voulait autrefois la coutume, un surnom lui fut donné, dérivant pour lui de l'abréviation de son prénom : Tertullien devint Tullien, et dériva vite en Tiyen : surnom encore donné à ses descendants par les anciens de Fouquières, qui ont bien connu Jules et Léon « mo ch' Tiyen ».

Pour le brocarder - nos anciens aimaient beaucoup ce genre de moquerie - nos compatriotes, grands et petits, chantaient lorsqu'il sonnait l'Angélus de midi
V'là midi qui sonne,
V'là Tiyen qui s' déboutonne V'là midi sonné V'là Tiyen raboutonné.

C'était peu poétique, mais plein d'humour villageois. Après Tertullien Goube, ce fut son gendre, Louis Tincq, qui prit la succession : la famille Tincq est encore très répandue dans la paroisse. Louis Tincq disparu, le choix se porta sur Théophile Lourtioz. Nombreux sont les Fouquiérois qui se souviennent encore de « Thiophi ch' cordonnier » comme on l'appelait familièrement. Il remplit sa fonction avec un grand zèle de longues années. C'était une figure sympathique, bien connue des Fouquiérois et pour cause 1

Il descendait, lui aussi, d'une vieille famille Fouquiéroise et, de par ses fonctions, il était mêlé, comme ses prédécesseurs, aux joies et aux peines de toutes les familles de la paroisse.
Ce fut son gendre, Fernand Phalempin, qui lui succéda, lorsque l'actuelle église, fut reconstruite après la guerre 14-18, le grand âge de « Thiophil » ne lui permettant plus de reprendre
sa charge, Fernand s'acquitta également avec affabilité de ce poste de confiance, que la maladie le força d'abandonner.
Jean Druon le remplaça, lui-même remplacé par Henri Caron, dit « Champion ».
« Champion » fut remplacé par Lazare Bartier dernier sonneur de cloches de FOUQUIERES LEZ LENS. Tous trois remplirent leur fonction à la satisfaction de tous.


 


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