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mines de Bruay, une épopée vécue par six générations
par PAILLART André le, 07/10/2007  

"La première gaillette "Bruaysienne" de charbon a été remontée en 1855, la dernière le 6 septembre 1979.
Retour sur une épopée vécue par six générations.

Qu'est ce qui a le plus marqué les habitants de Bruay, comme ceux de plus de deux cents autres communes du Nord-Pas de Calais durant ce siècle?
Le charbon bien sûr, même si cette évidence n'en n'est plus une pour les plus jeunes. Ici, cette épopée qui n'est d'ailleurs pas encore terminée, aura peu ou prou concerné voire six générations; depuis le 2 décembre 1851, date de la découverte des premières couches de houille à un étage voisin de 100 mètres, au 6 septembre 1979, il y aura vingt ans demain, un jeudi qui a vu la remontée des dernières gailettes extraites à 1260 mètres de profondeur!

Retour aux sources:
Les habitants du Nord savaient depuis longtemps qu'ils avaient du charbon sous leurs pieds.
Les forgerons des Ardennes l'utilisaient il y a plusieurs siècles de celà du reste.
Dans le Pas de Calais, sa découverte tient du hasard: c'est en cherchant de l'eau qu'un sourcier le fait afleurer, à Oignies, en 1842.
Une prospection systématique débute alors. Et elle révèle qu'il y a continuité du gisement vers Dourges, Lens, Bully et Noeux.
S'il y en a là, pourquoi pas à Bruay et au delà? Des premiers sondages sont opérés ici à partir de 1850.
Ils se concrétisent à la fin de l'année suivante. Et malgré les risques de faire choux blanc, la compagnie minière de Bruay est créée le 29 décembre 1855. L'année suivante, la production du puits n°1 ( à l'emplacement hautement symbolique de la stèle du Mineur ) est déjà supérieure à 9000 tonnes, qui sont extraites, lavées, triées et expédiées par 278 ouvriers.
D'autres puits sont foncés et... s'élèvent ensuite: le n°2 en 1858 ( à Lavolville. Il n'aura qu'une durée de vie trés limitée ), le n°3 en 1869, le n°4 en 1874 ( où est Plastic Omnium), le n° 5 (Divion) en 1889, le n°6 (Haillicourt) en 1909, le n°7 (Houdain) en 1919.

Six mines ont fait ainsi partie du paysage bruaysien. Leur existence est rappelée par l'appellation donnée à la cité qui entourait chacune d'elle, autant d'appellations qui sont restées.
Le foisonnement des puits d'extraction a des conséquences multiples, sociales et économiques. Les unes et les autres régissent encore notre vie et le feront encore au siècle prochain.

Pour extraire le charbon, les mines ont besoin de main d'oeuvre. Elles emploient d'abord des gens du cru et du Ternois, des Belges, des travailleurs venus de plus loin, des Polonais et Italiens notamment et, sur la fin, des Maghrébins.
Avec leur famille, tous sont logés dans les corons et cités édifiés par les compagnies minières. La population croit ainsi de manière vertigineuse: s'il y a 900 Bruaysiens en 1856 ( dont 68 houilleurs), ils sont 1500 en 1861, 2000 en 1866, 4000 en 1876, 7000 en 1886... 31831 en 1929, dont 10790 étrangers.

Les conditions de travail des mineurs sont plus que pénibles. Et cela même sans évoquer les restrictions "conjoncturelles" imposées par les compagnies puis par les Houillères du Bassin du Nord et du Pas de Calais (HBNPC) à partir de la nationalisation de 1944, et celles liées aux deux guerres mondiales.
Sans que la ville devienne un paradis souterrain, loin de là, ces conditions ont évolué avec le temps heureusement.
Il n'empêche que les enfants y étaient employés dès l'âge de 10 ans il y a de celà un siècle; qu'il a fallu longtemps y travailler 72 heures par semaine; qu'il fallait se garder de l'eau (inondations) et du feu, du terrible grisou qui a fait sixante-dix-huit morts en 1912 dans le puits de La Clarence (trente victimes y sont ensevelies, les galeries ayant dû être noyées pour éviter les explosions), douze au 5 bis en 1951, dix à nouveau à La Clarence en 1954...
Cette liste n'est hélas, pas limitative. Elle ne comprend pas non plus les morts isolés, au fond comme au jour. Celles aussi qui sont dues à la terrible silicose, qui continue à tuer.

Sachant le trés lourd tribu payé à cet autre " or noir ", l'ayant connu de plus ou moins prés, les mineurs de Bruay, Haillicourt, Houdain et d'ailleurs ont toutefois ressenti un grand moment de nostalgie plus ou moins teinté de colère le jeudi 6 septembre 1979 quand a été sortie la dernière tonne de charbon de "l'unité de production 6". Le même sentiment est apparu quand son puits "ter" a été abattu, le jeudi 5 octobre 1989. C'est là tout le paradoxe d'une corporation dont la vie s'est partagée entre lumière et pénombre, espérance et révolte, humilité et fierté; entre" paradis " et ce qui ressemblait à " l'enfer " pour tout dire...
De 1855 à 1979, plus de 208 millions de tonnes de charbon ont été extraites par les Mines puis le groupe de Bruay."

Sources: Voix du Nord 5 septembre 1999.


 


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